Baidu veut accélérer dans la conduite autonome et vise carrément 2019 pour des premiers bus capables de conduire de manière autonome sur certains trajets.

Baidu sera-t-il le premier géant de la tech à déployer une flotte massive de véhicules autonomes à des fins commerciales ? Tout porte à le croire. Car le Google chinois a partagé ses avancées récentes au détour d’un communiqué de presse datant du 3 juillet 2018 et dans lequel il annonce l’entrée en production de masse d’un mini-bus autonome de niveau 4. Il pourrait être en circulation dès 2019 à Tokyo.

Conçu en partenariat avec King Long et animé par la plateforme ouverte Apollo de Baidu, Apolong a déjà été produit à 100 unités au sein de l’usine située à Xiamen. Avec son véhicule, la firme asiatique, qui avait reçu l’aval du gouvernement au mois de mars dernier, vise des villes chinoises (Beijing, Shenzhen, Xiongan, Wuhan ou encore Pingtan) et d’autres métropoles étrangères (Tokyo, donc). Les ambitions sont là.

Baidu

14 places, 0 chauffeur

Apparu pour la première fois à l’occasion de la conférence Baidu World de novembre, l’Apolong peut accueillir jusqu’à 14 personnes. Capable de rouler sans personne à bord, la navette n’a ni place de chauffeur, ni volant, ni pédale et sera d’abord proposée pour des trajets spécifiques : des spots touristiques, des aéroports, entre autres zones restreintes et contrôlables. Un positionnement qui ressemble à celui de Navya. Pour Tokyo, Baidu s’est déjà rapproché de SB Drive, la filiale dédiée à la conduite autonome du conglomérat SoftBank Group.

L’Apolong bénéficie à plein régime des avancées de Baidu en matière d’intelligence artificielle, notamment le passage à la version 3.0 d’Apollo, réunissant aujourd’hui 116 partenaires (y compris Jaguar Land Rover ou encore Byton). Robin Li, CEO, se réjouit d’ailleurs des évolutions rapides sur la conduite autonome, d’où les promesses d’une accélération fulgurante vers la commercialisation.

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