Malgré la tragédie survenue aux États-Unis avec Uber, le gouvernement chinois a autorisé Baidu à procéder à des tests publics impliquant des voitures autonomes.

Quand on parle voitures autonomes, on a généralement les yeux rivés sur les États-Unis voire, pour être encore plus précis, sur la Californie. C’est là que la majorité des tests est effectuée. Et tandis que certains constructeurs n’hésitent pas à migrer vers la côte est (exemple : Ford à Miami), la Chine, de son côté, ne tient pas à perdre la course. Sous l’impulsion de Baidu, équivalent de Google dans cette région du monde, le gouvernement a autorisé les expérimentations publiques dans la ville de Beijing après l’avoir fait à Shanghai pour SAIC Motor et la start-up NIO. Quelques jours à peine après l’accident mortel dans lequel Uber est impliqué.

Baidu a reçu ses permis

Via son programme baptisé Apollo, le géant chinois a donc reçu le feu vert pour faire rouler des voitures autonomes sur trente-trois routes réparties dans les banlieues les moins peuplées de Beijing, ce qui représente pas moins de 105 kilomètres de parcours. C’est largement suffisant pour recueillir un maximum de données en vue de faire évoluer l’intelligence artificielle dans la bonne direction. Ce qui fait dire à Zhao Cheng, « Avec le soutien des forces publiques, nous croyons que Beijing va devenir un hub de croissance pour l’industrie de la conduite autonome ».

Cette soudaine permission du gouvernement chinois pose question sur le timing étant donné qu’elle intervient dans le sillage du crash ayant coûté la vie d’une femme aux États-Unis et poussé Toyota à geler ses propres tests en conséquence. Pas de quoi freiner Baidu, qui rêve de voitures autonomes sur les routes chinoises en 2019. La firme rassure quand même les habitants de Beijing en indiquant qu’elle ne déploiera publiquement sa flotte qu’après des tests réalisés sur simulateur et des pistes fermées.

« Je suis très optimiste sur le potentiel de la technologie, car la conduite autonome rend les véhicules moins sujets aux accidents qu’avec des pilotes humains  », indique de son côté une personne proche de DiDi Chuxing — autre acteur du marché en devenir — dans les colonnes de Reuters. Le drame américain ne touchera pas l’ensemble de l’écosystème.

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