Pour pallier les demandes énergétiques grandissantes de notre planète, Jeff Bezos se tourne vers l'espace. Avec sa société Blue Origin, le milliardaire aspire à la construction d'une colonie permanente sur la Lune.

Ce 25 mai, à l’occasion de la conférence International Space Development, le journaliste Alan Boyle — spécialiste des sciences et technologies — a interviewé Jeff Bezos sur ses ambitions stellaires. Le patron d’Amazon et de Blue Origin a détaillé son projet et sa vision de l’avenir pour nos industries.

Coloniser la Lune pour préserver la Terre

Dans son entretien, Jeff Bezos insiste sur le fait qu’il n’est pas viable pour les humains de rester sur Terre. Du moins, qu’une partie de notre technologie et de notre industrie doit se déplacer sur la Lune pour sauver notre planète d’origine — notre seule planète. « La Terre n’est pas un très bon endroit pour l’industrie lourde. Cela nous convient pour l’instant mais dans un futur proche — j’entends par-là des décennies, peut-être 100 ans — cela commencera à être plus facile de faire des choses que l’on fait actuellement sur Terre mais dans l’espace, car nous aurons beaucoup d’énergie  », assure-t-il à Alan Boyle. Jeff Bezos présente la Lune comme un compromis idéal puisqu’étant proche de la Terre et disposant, par exemple, de dépôts de glace convertibles en eau potable.

Afin de mener ce projet à bien, Jeff Bezos compte travailler avec la Nasa et l’Agence spatiale européenne dont le concept de Moon Village l’a particulièrement séduit. Blue Origin a d’ores et déjà conçu un atterrisseur capable de transporter 5 tonnes de charge jusqu’à la surface lunaire, un projet que le milliardaire avait déjà soumis à l’administration Trump en mars 2017. Les premiers essais pourraient démarrer milieu 2020.

Cependant, si ces partenariats représentent une aide considérable, Jeff Bezos soutient qu’il mènera son projet avec ou sans l’aide de la Nasa : « En tout cas, nous le ferons, même si la Nasa ne le fait pas. […] Nous pourrions le faire plus vite avec un partenariat. » Il fait le pari de réussir à convaincre les gens d’épouser la même vision que lui. « Ou bien je n’aurai plus d’argent », ironise-t-il.

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