Uber a décidé de ne plus poursuivre ses tests de conduite autonome en Arizona, État où il n'était plus le bienvenu à cause de l'accident ayant coûté la vie à une piétonne.

Dans la conduite autonome, le champ des possibles se réduit pour Uber, plus que jamais dans la tourmente après l’accident ayant coûté la vie à une femme. Si l’entreprise spécialisée dans les VTC a logiquement gelé ses tests après la tragédie, elle devrait prochainement les reprendre. Mais pas dans tous les États au sein desquels il opérait autrefois. Dans un mail adressé aux employés et récupéré par Ars Technica le 23 mai 2018, Uber a annoncé qu’il ne reprendra pas ses expérimentations dans l’Arizona. Ses véhicules étaient, de toute façon, devenus persona non grata.

Uber se retire de Phoenix pour renaître de ses cendres

«  Pour être clair, nous ne stoppons pas notre programme de conduite autonome  », prévient Eric Meyhofer. Mais Uber entend concentrer ses efforts à Pittsburgh, où il effectue des tests depuis 2016, et à San Francisco, où se situe son QG. La ville de Sacramento est également évoquée, des discussions étant actuellement en cours avec les parties prenantes. Confiant, Uber vise cet été pour revenir aux affaires. 

Eric Meyhofer appelle également à une approche plus prudente. Ce que l’on peut aisément comprendre, « Quand nous retournerons sur la route, nous comptons rouler avec des limites pour tester des cas spécifiques en collaboration avec nos équipes de développement hardware et software. Opter pour cette approche va nous permettre de perfectionner la sécurité de nos procédures. Nous allons également utiliser ces deux derniers mois pour renforcer notre capacité de simulation, ce qui nous permettra d’être plus efficient avec l’utilisation de nos données kilométriques. » 

Selon Azcentral, le retrait des opérations à Phoenix va coûter 300 emplois, majoritairement des pilotes de test. Et, bien sûr, beaucoup de temps à Uber dans le développement de ses technologies.

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