Pour éviter la pollution générée par le dévalage et l'usure des jeans, Levi's envisage de déployer un procédé utilisant un laser. La technique permet d'user le vêtement en limitant le rejet de produits chimiques.

Les jeans faussement délavés et usés ont un coût écologique : à Xintang, une ville du sud de la Chine parfois surnommée l’ « atelier du monde », les teintureries et ateliers de délavage souillent les cours d’eau, dont la teneur en métaux lourds est plus importante que les normes nationales.

Pour limiter l’impact de cette usure créée de toutes pièces sur ses jeans neufs, Levi’s songe désormais à une autre méthode pour traiter ses textiles. Plutôt que de recourir à des produits chimiques pour user ses jeans, l’entreprise investit dans une technique au laser.

Présenté sous le nom de Projet FLX, ce système nécessite d’abord de prendre en photos les jeans, et de dessiner les zones sur lesquelles le vêtement doit être délavé ou abîmé. Le laser se charge alors de marquer le jean aux endroits choisis.

Moins de produits chimiques

En outre, la technique automatisée permettrait de réduire le temps nécessaire pour user les jeans, passant ainsi de quelques minutes à 90 secondes, voire moins.

L’entreprise explique également que le processus permet de réduire considérablement la quantité de produits chimiques utilisés, soit une dizaine au lieu de milliers. Levi’s ajoute poursuivre l’objectif de ne plus rejeter aucun produit chimique d’ici 2020.

Par ailleurs, l’entreprise continue ses efforts en matière de textile connecté : son partenariat avec Google a récemment donné lieu à la mise en vente de Jacquard, une veste en jean aux manches connectées.

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