D’autres télescopes infrarouges ont observé l’Univers avant James Webb. Une comparaison d’images réalisée par le SETI montre bien les progrès impressionnants accomplis en 2 décennies avec ces observatoires.

Chaque jour qui passe nous rapproche du début de la mission scientifique du télescope spatial James Webb (JWST). Ses imposants miroirs sont désormais alignés, mais l’observatoire n’est pas encore tout à fait prêt à scruter l’Univers. Il le sera à l’été 2022. En attendant, on peut déjà admirer les premières images obtenues par James Webb, ainsi que les progrès accomplis par rapport à ses prédécesseurs.

L’institut SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) a ainsi partagé le 2 mai 2022 une comparaison de vues obtenues par plusieurs observatoires dans le domaine infrarouge (un type d’onde électromagnétique). James Webb peut observer jusque dans l’infrarouge moyen — soit plus loin dans le passé de l’Univers que ne peut par exemple le faire Hubble, qui ne va que jusque dans l’infrarouge proche.

télescopes infrarouges
Vues obtenues par des télescopes infrarouges. // Source : Via Twitter @SETIInstitute

De WISE à Webb, une évolution spectaculaire

Le SETI montre l’évolution entre 3 télescopes infrarouges :

  • WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer), un télescope spatial lancé en 2009 et toujours opérationnel. Il permet d’étudier des astéroïdes ou des étoiles peu visibles.
  • Spitzer, un télescope spatial lancé en 2003 et dont la mission a pris fin en 2020. Il servait à observer la formation des galaxies ainsi que la naissance des étoiles et des planètes.
  • Et James Webb, lancé en décembre 2021.

L’institut précise que les images ont été classées par définition. « WISE n’est pas antérieur à Spitzer, mais en tant que relevé complet du ciel, sa définition était plus petite », détaille le SETI dans son tweet. Effectivement, les astres apparaissent comme de gros points flous dans l’image de WISE, par rapport aux étoiles bien plus nettes dans la vue de James Webb.

De sa localisation dans l’espace, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, James Webb va pouvoir accéder à la totalité du ciel. Il lui faudra néanmoins du temps pour couvrir 100 % du ciel (6 mois), car les instruments du télescope doivent rester bien au frais, à l’ombre du bouclier thermique.