Elon Musk évoque un vol orbital du Starship au mois de mai 2022. Cela fait pratiquement un an que le prototype de fusée de SpaceX n’a plus décollé.

Où en est le Starship ? Voilà la question que l’on se pose, car cela fait presque un an que le vaisseau spatial de SpaceX n’a pas fait l’objet d’un nouveau test de décollage. La dernière fois, c’était en mai 2021 et ça c’était très bien passé : l’engin avait pu faire un essai en haute altitude, exécuter certaines manœuvres et atterrir sans finir dans une immense boule de feu.

Un vol du Starship de SpaceX espéré en mai

Mais il pourrait bientôt y avoir une effervescence nouvelle autour du pas de tir : en effet, Elon Musk a décrit un calendrier potentiel pour le Starship : un essai au cours du mois de mai 2022 pourrait avoir lieu. Et cet essai est très attendu, car il s’agit du fameux vol orbital dont on parle depuis 2021. Il s’agit de survoler largement la Terre, en partant du Texas pour finir non loin d’Hawaï.

Le Starship doit être le futur vaisseau spatial de SpaceX. Il sera son couteau suisse pour tout faire ou presque. D’ici quelques années, il remplacera donc la Falcon 9, qui est la fusée actuelle de la société pour envoyer des satellites ou des astronautes, et le Falcon Heavy, qui est une déclinaison plus musclée de la Falcon 9.

Le message de l’entrepreneur américain, publié le 21 mars, explique qu’il n’est pas possible d’envisager un test plus tôt, pour des raisons de production — au niveau des moteurs-fusées notamment — et d’intégration. À cela s’ajoutent des contraintes réglementaires, car il faut obtenir un feu vert de l’administration de l’aviation civile aux États-Unis (FAA) pou un tel tir.

Starship SpaceX
Le Starship, en noir, sur le Super Heavy, en gris. // Source : SpaceX

« Le premier vol orbital du Starship sera effectué avec des moteurs Raptor 2, car ils sont beaucoup plus performants et fiables. 230 tonnes de poussée au niveau de la mer. Nous aurons 39 moteurs aptes au vol construits d’ici le mois prochain, puis un autre mois pour l’intégration, donc si possible en mai pour le test de vol orbital », écrit Elon Musk.

Si SpaceX n’a pas procédé à un autre essai en vol pour le Starship, l’entreprise ne chôme pas pour autant : les essais sur la motorisation continuent (il y a par exemple eu l’allumage d’un nouveau moteur en octobre), la fabrication d’un bras-pince pour récupérer les étages revenant sur Terre et la poursuite de la mise à niveau de deux plateformes pétrolières pour en faire des spatioports.

Le vol orbital consistera à utiliser la fusée avec un assemblage complet : l’étage supérieur (qui s’appelle aussi Starship, comme le lanceur dans son ensemble) et le premier étage (Super Heavy, qui accueille la motorisation principale de la fusée). Les deux composants atteignent ensemble une hauteur de 120 mètres. Les deux pièces ont d’ailleurs été assemblées.