La Nasa a bouclé un test important avec sa fusée Space Launch System (SLS). Il s'agissait de simuler un lancement avec le premier étage du lanceur.

Cette fois, c’est la bonne. Lors d’un essai survenu le 18 mars aux États-Unis, au Stennis Space Center, qui est le principal banc d’essai de la Nasa, l’étage principal du Space Launch System (SLS), le nouveau lanceur super-lourd des États-Unis, a pu être mis en marche pendant huit minutes. Il s’agissait de simuler une phase de décollage, en faisant fonctionner les quatre moteurs RS-25 du SLS.

Grâce à ce succès, l’agence spatiale américaine efface l’échec d’un précédent test, au mois de janvier. À ce moment-là, la motorisation du SLS n’avait pu tenir qu’une minute. Surtout, cette réussite rassure la Nasa : son calendrier prévoit un vol inaugural du SLS en novembre, qui sera au passage sa première mission opérationnelle. Il s’agira de la mission Artémis I, où il y aura un survol de la Lune avec la capsule Orion.

Le test à Stennis était le dernier d’importance pour la Nasa, du moins dans la série des huit essais du programme « Green Run » qui consistait à vérifier et éprouver plusieurs éléments du SLS. Désormais, l’étage principal de la fusée va être transporté en Floride, pour rallier le centre spatial Kennedy. La Nasa estime que le transfert sera bouclé d’ici la fin du mois d’avril. À partir de là, l’assemblage du SLS sera achevé.

SLS Green Run
Le test du 18 mars, avec la mise à feu de l’étage sur le site d’essai. // Source : Nasa

Une fusée pour retourner sur la Lune

Le programme Green Run a été baptisé ainsi pour souligner à la fois le caractère nouveau des composants amenés à travailler ensemble et permettre la propulsion de la fusée (« Green »), mais aussi pour faire référence au fonctionnement simultané de tous ces  éléments pour la première fois (« Run »). Le SLS est en effet une toute nouvelle fusée, et la première depuis Saturn V à être aussi imposant.

Ces caractéristiques exceptionnelles (rien que le premier étage fait 65 mètres de haut ; à titre de comparaison, Ariane 5 mesure en tout 55 mètres) sont toutefois à la hauteur des ambitions américaines : c’est avec le Space Launch System que les USA entendent revenir sur la Lune. Si Artémis 1 n’est pas une mission habitée, Artémis 2 le sera, avec un survol lunaire, tout comme Artémis 3, avec un alunissage.

L’alunissage à proprement parler est prévu pour 2024. Ce sera alors la première fois depuis 1972 que des astronautes reviendront sur le satellite naturel de la Terre. Ce gap de plus de cinquante ans aura néanmoins permis de construire une fusée bien plus moderne et bien plus puissante que Saturn V. Elle aurait dû toutefois être achevée bien plus tôt, mais elle n’a cessé d’enchaîner les déconvenues et les retards.

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