Trois jours après l'appel à candidatures pour faire un voyage autour de la Lune en 2023, dans un vaisseau spatial affrété par SpaceX, plus de 500 000 personnes se sont manifestées.

C’est peu dire que le recrutement de volontaires pour faire un voyage autour de la Lune en 2023 rencontre un succès tonitruant. L’appel lancé le 2 mars 2021 par le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, qui finance le vol, n’est pas passé inaperçu. Trois jours après l’ouverture des candidatures, l’intéressé a annoncé, le 5 mars, que plus de 500 000 demandes ont été enregistrées.

Combien seront-elles au moment de la clôture du recrutement, le 14 mars prochain ? 750 000 ? Plus d’un million ? En date du 9 mars, Yusaku Maezawa n’a fait aucun nouveau point d’étape. Étonnamment, la France est bien positionnée, en cinquième place malgré sa population plus petite que d’autres nations. Devant se trouvent l’Inde, les USA, l’Iran et la Turquie. Le Japon, pays de Yusaku Maezawa, est sixième.

Dans la rédaction de Numerama, il y a aussi eu un volontaire. C’est dire.

Starship CGI
Le vol rêvé du Starship, selon SpaceX. // Source : SpaceX

Huit places sont en jeu

Il n’y a que huit places qui sont mises en jeu. Le processus de sélection s’étalera sur les prochains mois, avec notamment des entretiens en vidéo et à distance (Covid-19 oblige et pour éviter de payer pour rien un voyage aux États-Unis) ainsi que des examens médicaux. Les touristes de l’espace seront sélectionnés à la fin juin. Ensuite, jusqu’au départ, s’ouvrira une longue période d’entraînement.

Sur le papier, le voyage doit durer un peu plus de cinq jours. Le vaisseau spatial partirait des États-Unis, ferait une boucle autour de la Terre pour se lancer vers la Lune. Ensuite, nouvelle boucle autour du satellite, puis retour vers la planète bleue, avant de se poser là où ils sont partis. Normalement, les astronautes-touristes arriveront en Floride, si tout se passe bien.

Reste à savoir si l’échéance de 2023 sera jouable pour SpaceX, qui assurera le vol et sera chargé de mettre à disposition le vaisseau spatial. Celui-ci n’est pas encore prêt : l’engin est en train d’être testé au Texas avec des vols en haute altitude, jusqu’à 10 kilomètres de haut. C’est bien sûr modeste au regard des ambitions lunaires de la société. D’autant qu’il va lui falloir arrêter de faire exploser ses prototypes.

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