La France a donné son feu vert, ce vendredi 12 mars 2021, pour le vaccin « J&J », produit par Janssen, au lendemain de l'autorisation par l'Agence européenne des médicaments. Voici 5 choses à savoir pour bien comprendre les particularités médicales et logistiques de ce vaccin.

Le jeudi 11 mars 2021, le vaccin de Janssen (filiale de Johnson & Johnson) contre le coronavirus SARS-CoV-2 a été officiellement autorisé par l’Agence européenne des médicaments ; puis, le vendredi 12 mars, le feu vert a été également donné en France. Baptisé Ad26.COV2.S, il s’agit du quatrième vaccin à être autorisé à l’échelle de l’Union européenne, aux côtés d’AstraZeneca, Pfizer et Moderna. Une décision similaire pour Janssen a été prise le 27 février 2021 aux États-Unis.

Comment fonctionne ce vaccin ?

Comme AstraZeneca, et à la différence de Pfizer et Moderna basés sur l’ARN messager, le vaccin Ad26.COV2.S fonctionne à vecteur viral. Un virus totalement inoffensif est combiné avec des éléments génétiques de la protéine Spike du coronavirus SARS-CoV-2. Face à ce corps étranger, le corps apprend à produire une réponse immunitaire. Puisque la protéine Spike est le moyen par lequel le coronavirus s’accroche à nos cellules, à partir du moment où le corps est déjà entrainé à la reconnaitre et à la combattre, il pourra produire une réponse immunitaire adaptée face au pathogène.

Combien de doses pour le vaccin Janssen ?

La particularité du vaccin de Janssen est qu’il ne nécessite qu’une seule dose, et donc l’administration d’une seule injection, pour que son processus de vaccination soit complet. C’est là que repose sa «  force potentielle », a indiqué le ministère de la Santé lors d’une brief presse tenu le 17 février dernier. Sur les 200 millions de doses commandées par l’Union européenne — et les 30 millions dédiées à la France — chaque dose correspondra à une personne vaccinée.

Une seule dose suffira pour le vaccin de Janssen. // Source : Markus Spiske / Unsplash

Que sait-on de son efficacité et des effets secondaires ?

Seules les données de la phase 2 des essais cliniques ont été publiées à ce jour, mais ils ont été conduits auprès de 43 000 participants, aux États-Unis et en Afrique du Sud, ce qui constitue un échantillon important.

L’analyse de ces données démontre pour l’instant une efficacité de 72 % aux États-Unis — et de 64 % en cas de prédominance du variant Sud-Africain. Pour freiner les formes graves de la maladie en cas d’infection, le vaccin de Janssen fait preuve d’une efficacité de 86 % aux États-Unis, et de 82 % en Afrique du Sud face au variant. Ce sont là des résultats largement encourageants.

« Il n’y a pas eu de déséquilibre significatif entre ceux qui ont reçu le vaccin et ceux qui ont reçu du placébo en ce qui concerne les effets indésirables imprévus signalés au cours des 28 jours après la vaccination », indique la FDA, ajoutant que le peu d’effets secondaires survenus sont très modérés. Rappelons en effet que la survenance de légers effets indésirables, tels que des maux de tête, sont simplement le reflet de l’efficacité d’un vaccin pour entrainer le corps à une réponse immunitaire.

Quand doit-il arriver en France ?

L’Agence européenne des médicaments a validé le vaccin de Janssen ce jeudi 11 mars 2021, et la France a ensuite donné son feu vert, au lendemain, le 12 mars.

D’après le ministère de la Santé, les premières livraisons pour la France sont attendues un peu plus tard, «  au mieux » en avril mais sans exclure un décalage sur le mois de mai en raison de retards dans la production, eux-mêmes causés par des retards d’approvisionnement. Cela participera en tout cas à un « ressaut » de la campagne vaccinale sur les mois d’avril/mai, selon le ministère.

La première livraison des doses de Janssen devrait être moins importante que prévue — autour de 1 million au lieu de 2,7 millions initialement espérés par le gouvernement.

Comment est-il stocké ?

Ce vaccin se transporte à -20°C, mais se conserve longtemps à une température classique de 2 à 8°C. Entre la monodose et cette facilité de stockage, « Janssen nous permet d’être inventifs sur le plan de la logistique », indiquait le ministère de la Santé, le 17 février.

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