2,06 millions de RDV (première et deuxième dose) ont été pris jusqu'à fin février via Doctolib. Cela représente 75 % des RDV vaccinaux réservés en ligne depuis la mi-janvier 2021. Les créneaux dépendent des livraisons de doses.

Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 27 janvier 2021, le fondateur du site Doctolib, Stanislas Noix-Château, a annoncé que 2,06 millions de rendez-vous ont été pris à ce jour via la plateforme dans le cadre de la campagne vaccinale contre le coronavirus SARS-CoV-2. Cela représente les 3/4 des rendez-vous pris en ligne pour ce vaccin, le dernier quart ayant été pris via le site sante.fr.

Des taux d’annulation « marginaux » ?

Une majeure partie de ces RDV — 1,29 million sur les 2,06 millions — ont été pris dans les deux premiers jours de l’ouverture des créneaux, les 14 et 15 janvier 2021. « Le volume de rendez-vous pris sur les journées suivantes a diminué, non pas du fait que l’engouement se soit réduit, mais que les disponibilités aient été moins importantes », précise Stanislas Noix-Château. Les rendez-vous s’étendent en effet jusqu’à la fin février maximum, pour l’instant. Car les créneaux ouverts sont adaptés en fonction de la disponibilité des doses reçues.

C’est pour cette raison que les chiffres de réservation varient par région, comme on peut le constater sur la carte ci-dessous :

Les chiffres des réservations par région. // Source : Copie d’écran présentation Doctolib

Actuellement, fin janvier 2021, un peu plus de 2 millions de doses ont été reçues par la France. Tel quel, ce n’est pas suffisant compte tenu du volume de rendez-vous — rappelons que deux injections sont nécessaires par personne, soit deux doses. Cependant, les doses sont livrées régulièrement selon un programme relativement défini ; les créneaux ont donc été ouverts en fonction des prévisions à court et moyen terme.

Ce système a engrangé des annulations de la part de certains centres de vaccination. « Chaque centre décide lui-même d’annuler ou non, en fonction de son nombre de doses et de la présence des professionnels de santé. » Doctolib tempère ensuite : ce nombre d’annulations serait malgré tout « marginal », et à des taux similaires à la prise classique de RDV, selon Stanislas Noix-Château, qui ne précise pas de chiffre. Qui plus est, « en fonction de l’approvisionnement, les centres vont rouvrir des créneaux » prochainement.

Stanislas Noix-Chateau a par ailleurs rappelé que le site de Doctolib mettait en application la consigne du ministère de la Santé rejetant l’extension d’un délai entre la première et la seconde dose. Ainsi, lors de la réservation, il n’est pas possible de cocher une date de deuxième injection allant au-delà de quatre semaines (28 jours) après la date de la première.

Les RDV sont surtout pris en ligne

La généralisation de Doctolib pour la prise de RDV dans la campagne de vaccination avait fait naître quelques inquiétudes sur les difficultés potentielles que cela pourrait poser pour les personnes âgées. Mais le vecteur en ligne semble toutefois dominer, puisque 62 % des RDV sont pris en ligne plutôt que par téléphone ; ce chiffre était même de 80 % les deux premiers jours de l’ouverture des créneaux, où les réservations ont été les plus massives. Le fondateur de Doctolib estime en conséquence que lors de la réouverture plus large de nouveaux créneaux, cette répartition majoritaire va prévaloir.

En tout cas, sur le plan technique, Doctolib ne s’inquiète pas d’un volume de réservations en millions. « 42 millions de citoyens français » utilisent le service habituellement, « le volume de 2 millions de RDV est assez faible ». Pour s’adapter à la situation, l’entreprise a déployé un nouveau logiciel, adapté à la vaccination, auprès des centres, incluant des fonctionnalités comme la prise simultanée de deux rendez-vous pour les deux doses, ou la gestion des plages d’ouverture en fonction du stock de doses.

Les tarifs de l’entreprise n’ont pas évolué, indique Stanislas Noix-Château : l’abonnement est toujours de 129 euros pour les professionnels de santé. Ce tarif peut s’appliquer plusieurs fois pour un même centre — il y a 1 100 centres de vaccination en France aujourd’hui — s’il y a plusieurs postes. Le coût est pris en charge par le ministère de la Santé, et non par les professionnels de santé.

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