Solar Orbiter a été lancée avec succès. La sonde de l’ESA et de la Nasa doit permettre d’étudier le Soleil en détail. Voici, en chiffres, les points clés de sa mission.

La sonde Solar Orbiter a quitté la Terre ce lundi 10 février 2020. Le décollage a eu lieu peu après 5 heures du matin. La mission menée par l’Agence spatiale européenne, avec une participation de la Nasa, doit permettre d’étudier en détails le Soleil.

Voici, en chiffres, ce qu’il faut retenir de la mission Solar Orbiter.

42 millions de kilomètres

C’est la distance qui devrait séparer la sonde Solar Orbiter du Soleil, lorsque l’appareil effectuera son passage le plus proche de l’étoile. Pour rappel, environ 150 millions de kilomètres (1 unité astronomique) séparent la Terre du Soleil.

C’est cependant moins que la sonde solaire Parker, qui a atteint le périhélie le 29 janvier dernier en s’approchant à environ 19 millions de kilomètres de l’étoile.

Solar Orbiter dans l'espace, vue d'artiste. // Source : ESA

Solar Orbiter dans l'espace, vue d'artiste.

Source : ESA

1 800 kilogrammes

C’est la masse du satellite. Dans ces 1 800 kilogrammes, 209 sont occupés par la charge utile, c’est-à-dire les instruments scientifiques qui doivent opérer au cours de la mission.

18 mètres

C’est la longueur totale de la sonde Solar Orbiter, lorsque ses panneaux solaires sont déployés. L’appareil possède 6 panneaux solaires au total.

Plus de 500° C

La sonde Solar Orbiter a été conçue pour résister à des températures de plus de 500° Celsius. L’appareil doit continuer à fonctionner malgré une chaleur importante, qui représente 13 fois la quantité de chaleur reçue par les satellites en orbite autour de la Terre.

2 ans

C’est le temps qu’il faudra pour que Solar Orbiter soit positionnée sur la bonne orbite, après son lancement.

168 jours

Une fois sur la bonne orbite, la sonde mettra 168 jours à faire un tour autour du Soleil. Elle réalisera un passage près de l’étoile tous les 6 mois. Sa distance au Soleil devrait varier, la faisant passer à l’intérieur de l’orbite de Mercure, ainsi qu’à proximité de l’orbite de la Terre.

10 instruments

La sonde emporte à son bord 10 instruments qui doivent permettre d’étudier la surface de l’étoile, ainsi que ses impressionnants vents solaires.

  • EPD (Energetic Particle Detector), un détecteur de particules énergétiques.
  • EUI (Extreme Ultraviolet Imager), un imageur ultraviolet extrême permettant d’obtenir des données au dessus de la photosphère du Soleil, c’est-à-dire la région de l’atmosphère d’où vient le rayonnement visible de l’étoile.
  • MAG (Magnetometer), un magnétomètre qui mesure l’intensité du champ magnétique généré par le Soleil.
  • Metis (Coronagraph), un coronographe permettant d’étudier la couronne solaire en ultraviolet et en lumière visible.
  • PHI (Polarimetric and Helioseismic Imager), un imageur constitué de deux télescopes.
  • RPW (Radio and Palma Waves), un analyseur d’ondes radio et de plasma.
  • SoloHI (Heliospheric Imager), un imageur qui doit servir à en savoir plus sur les éjections de masse coronale, des bulles de plasma produites dans la couronne solaire.
  • SPICE (Spectral Imaging of the Coronal Environment), un imageur spectral de l’environnement coronal, qui permet de voir dans l’ultraviolet extrême.
  • STIX (X-ray Spectrometer/Telescope), un spectro-imageur qui doit renseigner sur la manière dont les électrons accélèrent.
  • SWA (Solar Wind Plasma Analyser), un analyseur de vent solaire qui doit permettre d’étudier les matières que le Soleil éjecte.

Entre 7 et 10 ans

C’est la durée prévue pour la mission. Solar Orbiter devrait ainsi fonctionner jusqu’en 2027, voire jusqu’en 2030. 9 survols de la planète Vénus sont également prévus lors de cette mission d’exploration du Soleil.

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