La mission Chandrayaan-2 est dans l'incertitude depuis début septembre. Le contact a été perdu au moment où l'atterrisseur filait vers la surface de la Lune. L'engin a fini par être retrouvé, mais son état est incertain.

On ne sait pas dans quel état est l’atterrisseur Vikram, mais on sait au moins où il est : ce mardi 10 septembre, l’organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) a annoncé sur Twitter que la sonde spatiale placée en orbite autour de la Lune, Chandrayaan-2, est parvenue à localiser l’endroit où il se trouve.

Malheureusement, aucun contact n’a pu être établi entre les engins, ce qui est de mauvais augure pour un dénouement heureux. L’ISRO avait déclaré que la communication avait été perdue dans la nuit du 6 au 7 septembre, à une altitude de 2,1 kilomètres. Depuis, elle n’a jamais pu être rétablie.

14 jours pour renouer un contact

Pour l’ISRO, une fenêtre de 14 jours terrestres s’ouvre désormais pour tenter de connaître précisément la situation de Vikram et de renouer contact. En effet, l’engin est prévu pour avoir une autonomie d’un jour lunaire, ce qui équivaut à peu près à deux semaines terrestres. Au-delà, l’engin pourra être considéré comme perdu.

L’incertitude pèse aussi sur Pragyam, un astromobile qu’embarque Vikram. On ne sait pas sa situation (il ne peut communiquer qu’avec Vikram, or celui-ci est totalement silencieux) : est-il détruit ? Est-il  sorti de Vikram ? Ou est-il encore à l’intérieur et dans l’impossibilité de sortir, à cause d’une porte bloquée, par exemple ?

Le statut de l’atterrisseur la Lune n’est pas clair. // Source : Muray

Il reste la sonde

Avec Chandrayaan-2, l’objectif officiel est de conduire une mission scientifique d’étude du satellite naturel de la Terre. Cependant, à ce but se sont aussi greffées des considérations plus politiques : l’Inde cherche à gagner un niveau dans la conquête spatiale, en devenant l’un des rares pays à réussir un alunissage. Aujourd’hui, seuls trois pays ont démontré cette capacité : la Russie, les États-Unis et la Chine.

Cependant, même si Vikram et Pragyam ne donnent plus de signe de vie, tout n’est pas perdu pour l’Inde : la sonde spatiale Chandrayaan-2 est toujours fonctionnelle et sa carrière opérationnelle doit durer près d’un an, précise l’ISRO. Autrement dit, même si elle n’a pas pu servir les prétentions nationales de New Delhi, la mission pourra quand même affiner les connaissances scientifiques de la Lune.

Crédit photo de la une : Max Pixel/CC0 Domaine public

Partager sur les réseaux sociaux