SpaceX a obtenu l'autorisation de repositionner certains de ses futurs satellites Starlink a une altitude plus basse que celle prévue au départ. Cela permettra, entre autres, de fournir une latence réduite.

Les satellites Starlink, un futur programme consistant à apporter un accès à Internet depuis l’espace, pourront opérer à une altitude encore plus basse que celle qui était prévue initialement. Le 26 avril 2019, SpaceX a en effet obtenu l’autorisation de la Commission fédérale des communications (FCC) de relocaliser des centaines de ses futurs satellites à un niveau inférieur.

Le redéploiement est d’importance : il concerne très exactement 1 584 satellites qui seront en fin de compte positionnés à 550 kilomètres d’altitude — ce qui est très bas — au lieu de 1 150 kilomètres. Au passage, l’entreprise américaine a aussi revu les dimensions de sa future constellation, en tout cas pour les satellites de la première phase : ces derniers passent de 4 425 à 4 409.

Meilleure latence

Falcon 9 décollage
Une fusée Falcon 9 au décollage. // Source : SpaceX

Trois raisons ont motivé SpaceX à faire cette requête auprès de la FCC, signale The Verge : la plus évidente est celle du temps de transmission entre la Terre et l’espace. En rapprochant les satellites des équipements au sol, la latence sera réduite à 15 millisecondes. Outre la capacité en termes de bande passante, le délai de transit des données est l’un des critères clés permettant de jauger la qualité d’une connexion à Internet.

Une latence réduite améliore le confort de la navigation.

Les deux autres seront moins perceptibles par le tout-venant. Le premier concerne le coût du projet : rapprocher les satellites de la Terre permet d’en employer moins, donc d’en envoyer un plus petit nombre dans l’espace, sans perdre le niveau de couverture visé. Cette réduction, qui reste modeste néanmoins, a pour corollaire de réduire le nombre d’épaves et de débris potentiels gravitant en orbite.

Au sujet de la pollution spatiale d’ailleurs, SpaceX assure que chaque satellite sera doté de propulseurs lui donnant une capacité de manœuvre pour éviter une collision. Quant au cas de figure où c’est un satellite Starlink qui deviendrait inopérant, celui-ci est supposé se consumer « assez vite »dans l’atmosphère (ce qui pourrait quand même plusieurs quelques années) — du fait de l’effet des frottements avec l’air — car la densité des particules sera plus élevée à cette altitude.

Il reste maintenant à donner corps au programme en déployant les premiers satellites du projet — ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent, hormis l’envoi en 2018 de démonstrateurs technologiques. Les premiers tirs sont attendus pour le mois de mai 2019. En novembre, la société a obtenu le feu vert de la FCC pour déployer éventuellement 7 000 satellites de plus dans les années à venir.

À lire sur Numerama : SpaceX reçoit le feu vert pour déployer 7 000 satellites pour apporter Internet depuis l’espace

(mise à jour sur une précision quant à la vitesse de rentrée atmosphérique d’un satellite)

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