Le gouvernement américain a donné la permission officielle à la firme d'Elon Musk pour lancer Starlink, une constellation de 4425 satellites conçus pour fournir internet à la Terre depuis l'espace.

Si Elon Musk essuie quelques déconvenues avec Tesla (qui a vu son plus grand rappel de voitures Model S à ce jour, soit 123 000), il peut toujours se consoler avec une excellente nouvelle qui concerne son autre firme,  SpaceX.

Première historique

Et pour cause : jeudi 29 mars, la FCC (Federal Communications Commission, l’agence administrative chargée du secteur des télécommunications aux États-Unis) a accordé la permission officielle à l’entreprise de lancer son projet « Starlink ». Soit le déploiement d’une constellation de microsatellites (4 425 , plus précisément), conçus pour relayer vers la planète Terre un signal internet très haut débit. Tout l’intérêt étant d’en faire profiter aux zones actuellement mal ou non desservies.

Pour l’agence, il s’agit d’une première historique, puisque jamais elle n’avait approuvé un projet aussi ambitieux jusqu’alors. « Il s’agit de la première autorisation donnée pour une constellation de satellites d’une licence américaine qui fournira des services internet en utilisant une nouvelle génération de satellites en basse orbite au-dessus de la Terre. SpaceX a proposé un système de satellite comprenant 4 425 satellites et a obtenu l’autorisation d’utiliser les fréquences de la bande Ka (20/30 GHz) et de la bande Ku (11/14 GHz) pour fournir une connexion internet mondiale », a déclaré l’organisme dans un communiqué transmis par Reuters.

SpaceX

Timing serré

Toutefois, le gouvernement américain attend de SpaceX un programme de mise au rebut rapide des satellites en fin de vie et impose que l’ensemble de la constellation soit lancée dans les neuf prochaines années. Un timing très serré, trop même d’après l’entreprise californienne qui a demandé –en vain– un réaménagement.

Les deux partis ont malgré tout trouvé un terrain d’entente : SpaceX s’engage à propulser 1 600 microsatellites sur les six prochaines années, tout en assurant pouvoir démarrer les premiers services dès la mise en orbite de 800 à 900 satellites.

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