Un des astronautes qui a réparé la fuite confirme qu'elle a été percée de l'intérieur. Reste à savoir si cela a été fait depuis la Terre... ou dans l'espace.

Le mystère reste entier. Le trou dans un module Soyouz qui a causé une dépressurisation dans la Station Spatiale Internationale a été percé de l’intérieur, d’après Sergei Prokopyev, cosmonaute russe qui a fait partie de la mission de réparation directement depuis l’espace. Ce trou, découvert le 30 août 2018, est problématique, car jusqu’à présent, aucune hypothèse ne tient parfaitement la route. S’il est formel sur le fait que le trou ait été percé de l’intérieur, Prokopyev estime que « ce sera aux enquêteurs de déterminer avec précision quand il a été fait  », d’après une dépêche de l’Associated Press.

Cette anomalie a été sans conséquence, mais il est nécessaire d’en déterminer la cause, pour la sécurité des voyages spatiaux et la confiance que les pays ont en l’agence spatiale russe. En effet, Dmitry Rogozin, chef de Roscosmos, a affirmé qu’il n’écartait aucune hypothèse, même s’il semble impossible qu’un astronaute soit à l’origine du trou. Prokopyev, lui, a catégoriquement rejeté ces accusations. S’il a été percé de l’intérieur, toute la question est de savoir quand cela a été fait. Si ce n’est pas dans l’espace, c’est sur Terre qu’il faudra trouver un coupable — malintentionné ou simplement étourdi.

La Station spatiale internationale // Source : Nasa

La thèse du sabotage n’a pas été entièrement rejetée par Moscou et s’il s’avère que le trou a été fait sur Terre, alors il peut avoir été percé par toute personne ayant accès à la capsule avant son décollage. L’enquête approfondie pourra déterminer les causes réelles de cet incident sans gravité — depuis le Soyouz est rentré sur Terre sans dommage et peut être mieux inspecté.

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