L'origine de la brèche dans la paroi d'un module russe arrimé à l'ISS n'est toujours pas déterminée. La Nasa estime toutefois que l'hypothèse d'un sabotage n'est pas à privilégier.

Voilà un mois que la brèche sur la paroi d’un module russe arrimé à la Station spatiale internationale a été détectée. Colmatée par les astronautes à bord, son origine reste un mystère et plusieurs théories circulent depuis, dont celle du sabotage. Cette piste, la Nasa ne souhaite pas la privilégier.

Dans un communiqué de presse sorti le 3 octobre, l’agence spatiale américaine est revenue sur les propos de Dmitri Rogozine, le directeur de Roscosmos, l’équivalent russe de la Nasa. En effet, des médias locaux ont rapporté des propos de l’intéressé affirmant que le trou n’était pas un défaut de fabrication.

« Cette conclusion ne signifie pas nécessairement que le trou a été créé avec une intention malveillante ou intentionnellement », explique la Nasa, qui reste pour l’heure très prudente dans ses conclusions. Pour l’heure, l’enquête continue avec Roscosmos afin de trouver la provenance de cette faille.

Station spatiale internationale // Source : NASA

Sortie spatiale programmée

À ce sujet, une sortie extravéhiculaire est planifiée pour le mois de novembre afin de voir depuis l’extérieur l’état de la paroi. Des photographies avaient été prises depuis l’intérieur de l’ISS afin de fournir des éléments de travail aux équipes au sol, mais peut-être qu’un indice a échappé à l’objectif.

Pour la Nasa, le fait que Dmitri Rogozine estime que l’incident ne provienne pas d’un défaut de fabrication signifie « qu’il s’agit d’un problème isolé qui n’affecte pas catégoriquement la production à venir ». Une autre piste possible, que la Nasa n’évoque pas ici, pourrait être un trou provoqué par un micro-débris ou une micrométéorite.

Détectée par les équipes au sol, qui suivent en temps réel l’état de santé de la station, à commencer par les niveaux de pressurisation, la brèche n’a pas été jugée grave pour la survie de l’équipage, ni même pour la suite des opérations. Les astronautes, alertés, l’ont trouvée grâce à un appareil à ultrasons et l’ont colmatée.

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