Dans quelques semaines à peine, la mission Artémis II va s’envoler vers la Lune. Déjà placée sur son pas de tir, la fusée SLS va désormais subir les derniers tests cruciaux avant le décollage.

La nuit du 6 au 7 février 2026. C’est pour l’instant la date la plus proche pour le décollage de la mission Artémis II, direction la Lune. Un planning qui est susceptible de changer, car la Nasa avait annoncé que les derniers tests cruciaux autour de la fusée SLS auraient lieu le 2 février… Ce sera finalement plutôt le 31 janvier.

En particulier, c’est là qu’on attend le « Wet dress rehearsal » ou WDR, une sorte de répétition générale avec remplissage des réservoirs. C’est le dernier test majeur avant que la fusée soit officiellement désignée comme étant prête à voler. En clair : les équipes vont pratiquer toute une simulation de décollage, avec le transfert de carburant, le compte à rebours et tout ce qui va avec.

Dernière répétition générale avant le spectacle

La fusée SLS sera alors mise en marche, ainsi que le vaisseau Orion, et tout sera fait comme si la fusée allait vraiment partir. À une différence près : lorsqu’on ne sera plus qu’à 33 secondes du décollage, le compte à rebours va s’arrêter, comme si nous étions face à une mission repoussée, ou « scrubbed » dans le jargon du spatial. Ce qui peut arriver par exemple si l’on détecte une dernière anomalie ou si la météo ne permet pas le départ.

La fusée SLS sur son pas de tir avant Artémis II
La fusée SLS sur son pas de tir avant Artémis II. // Source : Flickr/CC/NASA HQ PHOTO (photo recadrée)

À ce moment-là, le compte à rebours repart à -10 minutes, puis tout recommence, jusqu’à une pause cette fois à environ 9 secondes du décollage, puis un nouveau report, là aussi pour s’assurer que tout sera opérationnel lors du vrai compte à rebours.

Ces opérations n’ont rien d’optionnel, et Artémis I avait dû en passer par là en 2022. Le WDR avait alors eu lieu le 2 avril, avec la mise sous tension d’un étage de la fusée SLS, ce qui avait déjà été mouvementé en raison d’impacts de foudre dans les environs ! Malgré tout, la Nasa avait poursuivi les opérations le lendemain, les réservoirs ont été remplis… Mais le compte à rebours a été annulé quelques heures avant l’échéance en raison d’un souci identifié sur les ventilateurs.

Des mésaventures, et des leçons apprises

Puis, le 4 avril, une autre panne mineure est identifiée cinq heures avant la fin du compte à rebours en raison d’un problème de température de l’oxygène liquide. Tout reprend plus tard dans la soirée… Avant une nouvelle suspension due à une soupape dysfonctionnelle. À la suite d’une nouvelle fuite, les équipes décident de repousser la date des tests et la fusée est rentrée dans le VAB, le bâtiment d’assemblage, en attendant la prochaine échéance, ce qui est validé finalement le 17 avril.

L'équipage d'Artémis II. // Source : James Blair (photo recadrée et modifiée avec Canva)
L’équipage d’Artémis II. // Source : James Blair (photo recadrée et modifiée avec Canva)

Cette histoire a traîné quelques mois, jusqu’au 20 juin, où le WDR est enfin considéré comme réussi, et la fusée peut passer aux derniers préparatifs avant un décollage prévu le 29 août. Mais même après cela, les tentatives de lancement sont repoussées (ce qui n’est pas si rare), une première fois en raison d’une fuite d’hydrogène et d’un moteur trop chaud, puis à nouveau le 3 septembre avec une autre fuite… Et c’est finalement le 16 novembre que la fusée peut enfin partir !

Mais la Nasa a bon espoir que toutes ces mésaventures ne se produisent pas à nouveau pour Artémis II. Désormais un peu plus assurée quant à l’utilisation d’Orion et du SLS, l’agence spatiale américaine arrive sur le pas de tir avec de l’expérience supplémentaire, et c’était d’ailleurs un objectif d’Artémis I. D’autant plus qu’avec la présence d’un équipage, cette fois, l’heure n’est pas aux approximations.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !