La présidente de SpaceX a évoqué un important essai qui doit avoir lieu très prochainement. Il doit s’agir de la mise à feu statique du Starship avec tous ses moteurs.

Les prochains jours et peut-être même les prochaines heures pourraient être décisives pour SpaceX. D’après sa présidente Gwynne Shotwell, citée par CNBC le 8 février, l’entreprise américaine est sur le point de procéder à un test important pour sa super-fusée Starship. Au sujet du 9 février, l’intéressée a même qu’il s’agit « d’un grand jour pour SpaceX. »

Une mise à feu du Starship attendue

De toute évidence, il s’agit de la mise à feu statique de son nouveau lanceur, dans sa configuration complète, c’est-à-dire avec tous les moteurs fusées en action. Cette opération consiste à simuler les étapes qui précèdent le décollage, à ceci près que la fusée reste sur son pas de tir. Elle ne débute pas son ascension dans l’atmosphère.

L’objectif ici est de tester le fonctionnement des 33 moteurs, en même temps, ce qui n’a jamais été fait. Dans ses précédents tests de mise à feu, l’entreprise américaine n’a pas dépassé le plafond des 14 moteurs allumés simultanément. Ce « saut » dans les essais a, si l’on en croit Gwynne Shotwell, une part de risque. C’est un test qui peut aussi avoir une issue défavorable.

Starship
Le vaisseau Starship installé sur le booster principal. // Source : SpaceX

« Gardez à l’esprit que ce premier essai est vraiment un vol d’essai… et que le véritable objectif est de ne pas faire exploser le pas de tir, c’est ça le succès », a-t-elle glissé lors d’une conférence aux États-Unis. Une remarque qui vaut pour tout ce que fait l’entreprise, qu’il s’agisse d’un tir statique, du vol inaugural ou de toute autre phase de conception du lanceur.

Lorsque les choses se passent mal, Elon Musk utilise parfois un acronyme pour plaisanter : RUD, pour « Rapid Unplanned Disassembly », soit « Démontage rapide et non planifié ». Le fondateur de SpaceX avait utilisé cette formule lors des déboires de l’essai Starship SN9. Une manière de présenter autrement la désintégration d’une fusée après son explosion.

Le succès de cette mise à feu rapprocherait un peu plus SpaceX du vol orbital que le groupe désire effectuer avec Starship. En janvier, la société a validé une autre séquence, qui consiste à remplir complètement les réservoirs de la fusée. À ce moment-là, le Starship était déployé sur son pas de tir, dans sa configuration finale, le long de sa tour de soutien.


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