Lutter contre le covid implique d’aérer souvent. Limiter les effets de la canicule implique d’aérer à des moments spécifiques de la journée. Comment trouver le bon équilibre ?

Préparez-vous à avoir chaud. Cette semaine, du 14 au 18 juin 2022, une « plume de chaleur » provoque une chaleur caniculaire sur la majeure partie de la France. Ces pics de température ont des conséquences sur l’organisme, il s’agit donc d’adopter les bons gestes. S’hydrater davantage, par exemple, ou limiter l’activité sportive. Mais il faut également gérer au mieux l’aération.

Cela signifie qu’une bonne stratégie à adopter est d’aérer très tôt le matin et très tard la nuit, lorsque la température extérieure est plus faible que celle à l’intérieur. Cela permet de maintenir la fraicheur (en prenant soin de fermer les volets, aussi).

Sauf que cette consigne, réitérée par Santé Publique France lors d’un point Météo France avec la presse tenu ce mardi 14 juin, semble incompatible avec l’une des consignes covid majeures : aérer, aérer, aérer. Et ce, à l’amorce d’un rebond épidémique. Quel équilibre trouver entre les deux risques ?

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Pendant une canicule, il ne vaut mieux pas laisser la fenêtre ouverte en journée. // Source : Pexels

Ouvrir aux heures fraîches

Lors du point presse, Santé Publique France a insisté sur le caractère « prioritaire » des mesures visant à se protéger des effets de la vague de chaleur, « d’autant plus que l’épisode est précoce, nos organismes ne sont pas encore habitués à la chaleur ».

Mais l’établissement relève également la contradiction entre la nécessité d’aérer le plus souvent possible contre le covid et d’aérer le moins possible contre la canicule. La recommandation est de « privilégier la prévention canicule », et donc « d’aérer les logements aux heures les moins chaudes de la journée, dès que les températures extérieures sont au-dessous des températures intérieures ». La consigne est temporaire, l’épisode de chaleur étant limité dans le temps.

Enfin, puisque le covid connaît un rebond notable en France, Santé Publique France ajoute que la réduction des périodes d’aération implique de « renforcer les autres mesures barrières, comme le lavage de mains et la distanciation physique ».