Les droits d’adaptation de l’œuvre de Tolkien, comme Le Seigneur des anneaux, Le Hobbit ou encore Le Silmarillion redeviennent disponibles sur le marché.

Vous vous souvenez des films de Peter Jackson adaptant Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit au cinéma ? Sachez qu’on verra peut-être d’autres longs-métrages un jour, du moins si un studio de cinéma est prêt à débourser les sommes faramineuses pour en acquérir les droits d’adaptation. Car selon Variety, qui rapporte la nouvelle le 9 février 2022, cela pourrait bien coûter 2 milliards de dollars.

Le site américain a appris que la société qui détient l’essentiel des droits sur l’œuvre de J. R. R. Tolkien est disposée à remettre sur le marché ces droits d’adaptation à prix d’or — rien de surprenant : l’auteur britannique est l’un des écrivains les plus lus au monde et les dernières adaptations au cinéma ont été des succès populaires et critiques.

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées est le dernier long-métrage issu de l’univers de Tolkien à avoir été projeté au cinéma. Sorti en 2014, il est le troisième volet de la trilogie sur Le Hobbit. C’est le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson qui s’est chargé de l’adaptation, après avoir bouclé le portage du Seigneur des anneaux au cinéma, en trilogie également, une décennie plus tôt.

Une ouverture pour le Silmarillion ?

On peut se demander la pertinence de relancer la production d’un film sur l’un ou l’autre de ces romans. Le chantier serait colossal et souffrirait forcément de la comparaison avec ce qui a déjà été fait — surpasser le travail de Jackson sera ardu, car la copie qu’il a rendue est plus qu’honorable. Les trois films du SdA ont d’ailleurs reçu une pluie d’oscars et de récompenses diverses.

Là où les choses deviennent plus intéressantes, c’est sur d’autres œuvres qui se trouvent en périphérie, comme Le Silmarillion ou Les Contes et légendes inachevés qui regorgent de récits dans lesquels des studios de production et des cinéastes pourraient s’engouffrer, à condition d’y mettre le prix — qui pourrait être moindre si l’ayant droit vend les droits à la découpe.

Silmarillion
Le Silmarillion pourrait être une cible intéressante pour une nouvelle adaptation au cinéma. // Source : Stojanoski Slave

Il apparait que les droits remis en jeu concernent aussi des jeux vidéo, des produits dérivés, des parcs d’attraction et d’autres droits périphériques. Concernant Warner Bros, qui était dans la boucle de la production, notamment avec Le Hobbit, il est précisé qu’il détient encore quelques droits pour une adaptation en film d’animation de The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim.

La société Saul Zaentz, qui détient lesdits droits de Tolkien, n’ayant constaté aucun nouveau projet en prises de vues réelles (c’est-à-dire avec une vraie distribution devant la caméra) les a donc récupérés et remis sur le marché. L’arrivée de la série télévisée d’Amazon cette année pourrait servir de mesure pour évaluer si l’intérêt du public pour l’univers de Tolkien est toujours là.

Il est intéressant de noter qu’Amazon a pu obtenir les droits pour une adaptation de l’univers de Tolken en série télévisée, parce qu’il existe une faille dans les droits de Saul Zaentz. Les séries comptant plus de huit épisodes n’étaient pas couvertes, ce qui a permis à Amazon de signer directement un accord avec les héritiers de Tolkien, sans passer par Saul Zaentz.