N’ayez crainte de la froideur de l’hiver : la plateforme Disney+ vous tend les bras pour vous réchauffer, avec un catalogue familial diversifié. Alors, plutôt partant pour un cours d’humour avec des monstres, un documentaire musical ou une séance chez le psy ?

Combien coûte l’abonnement à Disney+ ?

La plateforme de SVoD propose deux formules d’abonnement : une mensuelle à 8,99€ et une annuelle à 89,90 €. Vous pouvez les retrouver ici.

Que serait Noël sans la magie des dessins-animés et des superhéros de notre enfance ? C’est sur Disney+ que vous pourrez retrouver tous ces ingrédients, à dévorer un dimanche après-midi en pyjama, avec un bol de céréales. Mais en-dehors de ses références cinématographiques cultes (c’est le moment de revoir tous les Pixar), la firme américaine propose également d’excellentes séries, pour petits et grands.

Comédie sur le monde du travail, drame sur la drogue, fausse sitcom des années 50… Voici cinq séries récentes à binge-watcher cet hiver, toujours en pyjama, si le cœur vous en dit.

Pour admirer les Beatles : Get Back

Janvier 1969 : Les Beatles se retrouvent après deux ans hors de la scène pour créer un concert live et un documentaire unique. Avec Get Back, le réalisateur Peter Jackson (oui, celui du Seigneur des anneaux) nous plonge dans de magnifiques archives, au plus près de ces musiciens hors pair, en pleines sessions d’enregistrement. Aussi mélancolique que réjouissante, la série dévoile l’alchimie et le génie de ces Fab Four dans le vent. A l’époque, le déclin est proche : les Beatles sont tous fatigués et des tensions émergent.

Et pourtant, les singles continuent de se mulitplier, envers et contre tout. Let It Be, Get Back, Across the Universe… Autant de titres inoubliables qui se composent là, sous nos yeux ébahis. Tous les mélomanes trouveront leur bonheur dans cette symphonie d’abord inaudible puis éblouissante. Si la mini-série en trois épisodes, chacun de plus de deux heures, peut parfois se perdre dans des lenteurs, la restauration de ces images oubliées est si bluffante que l’on reste scotché devant son écran.

Pour retomber en enfance : Monstres & Cie au travail

Avouez-le : vous aussi, vous avez pleuré à chaudes larmes devant la séparation de Bouh et Sully dans Monstres & Cie. Vingt ans plus tard, le quatrième long-métrage de Pixar est resté une référence pour de nombreux enfants et adultes au cœur de guimauve. Disney+ s’est emparé de ce succès intact pour imaginer une série dérivée, Monstres & Cie au travail, se déroulant juste après les évènements du film. Alors que leur entreprise utilise désormais les rires et non les cris des enfants pour produire de l’électricité, Bob et Sully, nos deux monstres préférés, se retrouvent propulsés à des postes à responsabilité. En parallèle, le jeune et ambitieux Tylor rêve, lui aussi, d’être un Blagueur de compétition, mais doit d’abord intégrer les mécaniciens de la Monstres Intervention Force Team.

On retrouve avec bonheur tous ces personnages attachants, tout en découvrant de nouveaux protagonistes hilarants. Monstres & Cie au travail est une comédie de bureau inattendue, mais surtout une parfaite série doudou régressive.

Pour la prestation de Michael Keaton : Dopesick

Bon, certes, une série sur des overdoses en séries et du trafic de drogue à gogo, ce n’est pas trop dans l’esprit de Noël. Mais promis, Dopesick vaut vraiment le coup. En huit épisodes d’une heure, cette série chorale explore toutes les facettes d’un problème politique, économique et pharmaceutique : la crise des opiacés aux États-Unis. Au croisement entre documentaire et fiction, Dopesick commence dans les années 1990, lorsque la société Purdue Pharma développe un nouvel antidouleur, l’Oxycontin. Une formule magique censée soulager des millions d’Américains, mais qui va surtout causer de nombreuses morts. En 2017, cette drogue était même la première cause de mort accidentelle aux États-Unis.

En se déroulant jusqu’aux années 2010, la mini-série dresse dans la longueur le portrait de plusieurs protagonistes : lobbies pharmaceutiques, familles de victimes, toxicomanes… Ils sont tous incarnés par des acteurs formidables, dont Michael Keaton (ex-Batman ou Beetlejuice), qui prouve une fois de plus son talent dans des rôles dramatiques. En résumé, Dopesick est captivante et instructive : que demander de plus ?

Pour entamer une introspection : En thérapie

Il fallait bien une série française dans cette sélection, la voici. Et il ne s’agit pas de n’importe quel programme. Créée par les réalisateurs adorés du cinéma tricolore, Olivier Nakache et Eric Toledano (Intouchables, Hors normes), En thérapie a été un carton dès sa sortie sur Arte, en février. Désormais disponible sur Disney+, la première saison de 35 épisodes se dévore sans modération. Si la série est une adaptation de l’israélienne Be’Tipul, elle parvient pourtant à se détacher de son aînée.

L’histoire est relocalisée à Paris, juste après les attentats du 13 novembre 2015. Dans son cabinet, le psychanalyste Philippe Dayan (Frédéric Pierrot, impeccable) voit se succéder cinq patients dont un agent de la BRI traumatisé, un couple au bord de la rupture, une adolescente aux idées noires… Chaque acte de 26 minutes est juste, percutant, implacable, mais surtout bouleversant. Préparez les mouchoirs.

Pour découvrir les super-héros sous un autre jour : Wandavision

Première série se situant dans le Marvel Cinematic Universe, Wandavision a agité les fans de comics et de super-héros dès son lancement, en janvier dernier. Et pour cause : il s’agit d’une excellente série. D’abord plongé dans un univers de sitcom des années 1950, qui évolue d’une décennie à chaque épisode, le spectateur commence petit à petit à douter de cet environnement parfait. La série, centrée sur Wanda (La Sorcière Rouge) et Vision, super-héros iconiques des films Avengers, développe une galerie de personnages aussi touchants que crédibles, dans un monde post-Endgame.

Mais Wandavision, c’est aussi une déclaration d’amour à la télévision et à ses codes, pour mieux les détourner. Ces neuf épisodes font souffler un vent de fraîcheur sur les univers parfois très formatés des séries Marvel comme Luke Cage ou Daredevil. La série porte un vrai propos sur les traumatismes psychologiques, le deuil et l’amour. Un mélange de fun et de suspense, idéal pour les fêtes et pour patienter, avant la série dérivée autour du personnage d’Agatha Harkness.