Dans Porta dos Fundos, Jésus aime les hommes. Cela n'a pas plu à des certains catholiques, qui ont lancé une pétition.

Netflix a-t-il été trop loin, en insinuant que Jésus serait gay ? Une pétition, repérée par le Daily Dot, a en tout cas été lancée à ce sujet. Disponible sur le site Change.org, elle a déjà été signée par plus d’1,2 million de personnes.

Une comédie brésilienne en cause

C’est une comédie de Noël brésilienne, Porta dos Fundos (en français, porte dérobée), qui est au cœur de la controverse. Elle est accusée de « tourner en dérision et manquer de respect à l’égard de la foi catholique et à l’égard de Dieu. »

Dans ce film (qui est aussi disponible en France, comme toutes les productions originales de Netflix), Jésus rentre tranquillement dans son appartement avec un autre homme, nommé Orlando. Il s’aperçoit alors que ses amis lui ont organisé une fête d’anniversaire surprise, et qu’ils sont tous chez lui. Pris en flagrant délit avec son petit ami Orlando, alors qu’il n’a visiblement révélé à personne son homosexualité, il rétorque alors «  Ce n’est personne. Vas t’en. Ce n’est personne, les gars !  »

Dans d’autres scènes du film, l’on aperçoit Orlando et Jésus passer des moments romantiques et avoir des relations sexuelles.

Trop de blasphèmes sur Netflix ?

La pétition a été lancée il y a seulement une semaine, par un certain Alex Brindejoncy. Dans les commentaires, des internautes écrivent en portugais que le film ne respecterait, selon eux, pas la loi du pays. Celle-ci interdit pourtant simplement de discriminer ou de diffuser des préjugés sur des groupes de population, en raison de leur ethnie ou leur religion par exemple.

La pétition sur Change.org. // Source : Change.org / Capture d’écran Numerama

Ce n’est pas la première fois que Netflix fait l’objet de pétitions de groupes religieux. 20 000 personnes avaient signé un texte demandant l’arrêt de la série Good Omens. Selon elles, la série présentait un peu trop « les diables et satanistes comme des gens normaux voire bons ». Ils estimaient que leur religion n’avait globalement pas été respectée, en créant des liens d’amitié entre anges et démons ou en donnant à Dieu « une voix de femme ». Problème : la série n’était en fait pas produite par Netflix, mais par Amazon…

Netflix s’en était amusé, indiquant ironiquement sur Twitter qu’il s’engageait à ne plus produire la série… (qu’il ne produisait pas, donc) Amazon avait rétorqué sur le même ton que si Netflix annonçait une telle chose, alors ils annuleraient l’une de ses séries phares, Stranger Things.

En 2018, Netflix a aussi dû passer un accord avec un temple satanique, à cause de la série Sabrina. Le temps accusait cette fois la plateforme de violation de droits d’auteur.

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