Good Omens, la série tirée du roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman, est enfin disponible sur Amazon Prime Video, ce 31 mai 2019. Nous avons vu les deux premiers épisodes.

Annoncée pour la première fois en 2017, la série fantastique Good Omens a enfin débarqué sur Amazon Prime Video ce vendredi 31 mai. Adaptée du roman De bons présages écrit par Terry Pratchett et Neil Gaiman, la série met en scène les aventures de l’ange Aziraphale, joué par Michael Sheen, et du démon Crawley (ou Rampa en français), joué par David Tennant. Leur objectif : empêcher l’Apocalypse et sauver les êtres humains qu’ils ont appris à aimer au fil des siècles.

Nous avons pu voir les deux premiers épisodes (sur six) de la série : voici notre avis, plutôt positif, surs ce début de saison qui s’appuie beaucoup sur l’œuvre littéraire.

Une adaptation fidèle à l’œuvre originale

La production de Good Omens est dirigée par Neil Gaiman, l’un des auteurs du roman original. Les fans de la première heure seront donc ravis de voir que la série est une adaptation extrêmement fidèle, voire un peu trop. Afin de présenter son univers aux spectateurs dans le premier épisode, Good Omens s’appuie énormément sur la voix off de Dieu. Même si Frances McDormand joue parfaitement ce rôle, on se lasse rapidement de l’entendre parler en permanence, surtout quand elle brise le rythme de l’action. On a parfois l’impression qu’une version audio du roman a été ajoutée par-dessus certaines scènes… afin de s’assurer que le spectateur comprenne bien tout ce qui se passe.

La série trouve son rythme à partir de l’épisode 2. // Source : Amazon Prime Video

Heureusement, Good Omens réussit à échapper à son statut d’adaptation pure et dure dès le deuxième épisode. La voix-off est moins invasive et la série se permet quelques écarts par rapport à l’œuvre originale pour garder un rythme soutenu. On a enfin l’impression de regarder une série plutôt qu’une simple représentation visuelle du roman. Le visionnage devient alors réellement agréable et on prend beaucoup de plaisir à suivre les aventures d’Aziraphale et Crawley.

Les spectateurs qui n’ont pas lu De bons présages risquent de trouver le premier épisode de Good Omens indigeste, mais on leur conseille de regarder l’épisode 2 avant de se forger un avis sur la série.

Une série portée par ses acteurs et actrices

Si on passe outre la voix-off omniprésente, on est très vite happé par Good Omens. Plus encore que son univers loufoque où se mêlent anges et démons, ce sont ses personnages, et les acteurs évidemment, qui rendent la série immanquable. Il faut d’abord rendre hommage au duo Tennant-Sheen. Si les dialogues entre le démon et l’ange étaient déjà savoureux dans le roman, ils passent à un autre niveau grâce au talent des deux acteurs.

Le duo Sheen-Tennant est excellent. // Source : Amazon Prime Video

Forcément moins présents à l’écran que les deux stars, le reste du casting ne démérite pas pour autant. On pense d’abord à Adria Arjona, qui incarne parfaitement la sorcière Anathema Device (Anathème Bidule en français), mais aussi à Sam Taylor Buck, Amma Ris, Ilan Galkoff et Alfie Taylor qui jouent le rôle des « Eux », un groupe d’enfants. Alors qu’ils sont très jeunes et participent pour la première fois à une production importante, ils offrent une très bonne performance.

Ces acteurs de talent détournent avec brio l’attention des effets spéciaux vraiment vieillots (pour ne pas dire, très moches) de la série. Les amateurs de séries récentes risquent d’avoir un choc à ce niveau, surtout s’ils sont fans de grosses productions comme Game of Thrones.

Les effets spéciaux sont parfois très vilains. // Source : Amazon Prime Video

En deux épisodes, Good Omens a réussi à nous convaincre. Pour peu que l’on fasse abstraction de son démarrage un peu poussif et de ses effets spéciaux d’un autre temps, la nouvelle production d’Amazon Prime possède suffisamment d’atouts pour transporter n’importe qui dans son univers. On a hâte de regarder la suite.

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