Le CEO de Twitter s'est réjouit d'avoir enregistré un podcast. Des internautes l'ont prévenu que son interlocuteur diffusait des théories anti-vaccins.

Pendant que les réseaux sociaux peinent à lutter contre la profusion de fausses informations, notamment scientifiques, le CEO de Twitter, Jack Dorsey, a visiblement passé ce combat au second plan le temps d’un enregistrement. Il s’est félicité ce mercredi 13 mars d’avoir fait un podcast avec un nutritionniste qui diffuse sur Twitter des fake-news sur les vaccins.

Une « bonne conversation » avec un anti-vaccins

Le podcasteur en question s’appelle Ben Greenfield. Dans un tweet, Jack Dorsey l’a remercié quand à la « bonne conversation » qu’ils avaient eu ensemble. « J’apprécie tout votre travail de vulgarisation », a-t-il ajouté.

Des internautes ont rapidement mis en garde le CEO de Twitter : Ben Greenfield a diffusé sur son compte Twitter des théories fantaisistes sur les vaccins. Commentant une publication d’un site de fact-checking, il expliquait par exemple : « les vaccins causent de l’autisme. Par pitié ne croyez pas Snopes ». Ce fait n’a jamais été prouvé scientifiquement, comme le détaillait justement Snopes.

Il a également recommandé à ses abonnés de lire un livre contre les vaccins et enregistré un podcast sur la «  vérité choquante sur les vaccins », dans lequel il reprend notamment le faux-argument de l’autisme.

Les réseaux sociaux tentent de lutter contre la désinformation

Jack Dorsey, que certains ont qualifié de « très irresponsable », n’a pas réagi pour le moment.

Le timing est assez surprenant, puisque qu’un autre réseau social, en l’occurrence Facebook, a annoncé en début de semaine de nouvelles mesures pour lutter contre la désinformation anti-vaccins. Pinterest a également sévit, en bannissant tous les termes ayant un lien avec le thème de la vaccination.

Facebook veut sévir contre la désinformation anti-vaccins // Source : Montage Numerama

Mi-février, l’OMS alertait sur la recrudescence de cas de rougeoles. À la suite de ce rapport, des voix se sont élevées pour demander des comptes aux réseaux sociaux où la désinformation circule, notamment Facebook et Google, la maison-mère de YouTube.

Partager sur les réseaux sociaux