Twitter pensait au départ que seuls 677 775 membres avaient été confrontés à de la propagande russe pendant l'élection présidentielle américaine. Finalement, le réseau social estime que ce sont 1,4 million d'utilisateurs qui sont concernés.

Twitter s’est trompé : initialement, le réseau social avait estimé que 677 775 membres de sa plateforme avaient été exposés pendant la campagne présidentielle américaine de 2016 à des contenus diffusés par des comptes soupçonnés de faire le jeu de la Russie sur le net.

En réalité, il y aurait eu deux fois plus de personnes qui ont interagi avec les messages de ces profils suspects. C’est ce que le réseau social affirme dans une mise à jour publiée dans son premier communiqué. Désormais, le site communautaire évalue à 1,4 million le nombre d’individus concernés par ce problème.

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CC Freestocks

Twitter alerte les « victimes »

Et ce nombre pourrait encore évoluer à la hausse. « À mesure que notre examen va se poursuivre, nous pourrions également contacter par mail d’autres utilisateurs. Dans ce cas-là, nous ferons de notre mieux pour tenir le public au courant », écrit la société américaine.

Twitter a pris la décision de contacter les membres qui ont interagi avec les contenus des comptes douteux pour les informer de ce qui s’est passé. Sont concernés ceux qui ont répondu à au moins un tweet publié par ces profils, qui en ont rediffusé un sur leur propre fil, qui en ont mentionné un ou qui en ont aimé un.

Russie
CC Mariano Mantel

Bien que spectaculaire, cette réévaluation reste marginale par rapport à la totalité des personnes qui sont inscrites et actives sur Twitter : il y a environ 330 millions de participants sur le site, ce qui ramène ces 1,4 million de personnes à une statistique assez anecdotique : 0,4 % de l’ensemble des usagers.

En janvier, Twitter estimait que la propagande russe a été générée par 3 814 comptes — ils ont été fermés depuis –, via 175 993 tweets dont 8,4 % portaient sur les élections. Pour le réseau social, ces comptes sont liés à l’Internet Research Agency, une « ferme à trolls » qui est suspectée d’agir dans l’intérêt du Kremlin.

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