Une startup repérée par TechCrunch commence à faire sourire dans les chaumières habituées au storytelling un peu trop poussé.

Dans le documentaire Abstract, diffusé sur Netflix, un épisode retient forcément l’attention. Il met en scène Tinker Hatfield, légende du design de chaussures qui a donné à Nike ses lettres de noblesse et poussé l’entreprise vers de nouveaux sommets — les Air Jordan, par exemple, c’est lui. Et ce n’est qu’un des designers et ingénieurs travaillant pour le géant du sport afin de pousser toujours plus loin la maîtrise des baskets… sans parler des milliards de dollars investis tous les ans pour la communication.

Rien qui effraie Atoms, la nouvelle startup de la Silicon Valley mise en avant dans un long portrait de TechCrunch et qui pourrait être la prochaine cible des railleries du web, après les ingénieurs de Google qui ont réinventé l’épicerie, l’entreprise qui a réinventé le jus de fruit ou celle qui réinvente le bus.

Atoms avance un concept : vendre un modèle unique de chaussures, mixte, avec un choix de couleurs très limité et se démarquer en proposant des tailles adaptées à chaque pied. On retient donc plus le service que le produit : Atoms vous envoie 3 paires de chaussures à un quart de pointure d’écart et vous laisse renvoyer celles qui ne vous vont pas — vous pouvez même prendre une taille pour chaque pied.

Ce concept simple s’accompagne d’un storytelling fort travaillé, dans lequel on apprend que les fondateurs ont voyagé dans le monde entier pour voir ce que les gens portaient ( « Vous pensiez que les Italiens mettaient tous des chaussures en cuir, mais c’est faux, les jeunes portent des baskets  »), que leurs chaussures sont respectueuses de l’environnement et qu’il n’y a pas de « moyen de hacker des chaussures. Il suffit de faire de bonnes chaussures ».

Si cela ne vous dit pas pourquoi vous mettriez un peu plus de 150 € dans une paire qui ressemble aux modèles basiques de H&M ou Zara (sans parler des Toms à 45 € qui pour le coup sont le cauchemar de Nike), sachez que l’entreprise a déjà levé 560 000 $ en capital d’amorçage (seed) pour son concept. Alors, les chaussures seraient-elles les futurs matelas ?

Partager sur les réseaux sociaux