Des banques du Crédit Agricole vont tester pendant six mois un service de la blockchain Ripple pour le versement des salaires de leurs clients français travaillant en Suisse.

Certaines entités du groupe Crédit Agricole vont tester sur les six prochains mois le service xCurrent de Ripple pour certains transferts d’argent transfrontaliers. « La demande émanait du Crédit Agricole des Savoies, affirme le groupe contacté par Numerama. C’était une problématique qu’ils rencontraient parce qu’ils ont une clientèle qui vit en France et travaille en Suisse. »

Cette mesure servira aux clients présents sur la frontière franco-suisse et notamment ceux souhaitant recevoir leur salaire en francs suisses sur leur compte en banque français. En l’état actuel du système bancaire, la procédure prend trois jours ; le Ripple devrait permettre de réduire ce délai à quelques minutes seulement. Par ailleurs, les coûts devraient être amoindris et les taux de change appliqués plus transparents.

« Pas du tout question de cryptomonnaies, on travaille sur la blockchain »

Cryptomonnaie un peu particulière que nous détaillions ici, partiellement centralisée et portée sur les partenariats avec la finance traditionnelle, Ripple vise à vendre des solutions aux entreprises, dont seule xCurrent est aujourd’hui opérationnelle.

« Nous avons choisi Ripple tout simplement parce que c’était la fintech la plus avancée au niveau de la blockchain privée dans ce qu’elle pouvait proposer aux banques, déclare le Crédit Agricole. On a commencé à travailler dessus il y a un an et demi. » Soit à la mi-2016, avant la vague d’intérêt pour les cryptodevises. Mais « il n’est pas du tout question de cryptomonnaies, on travaille vraiment sur la blockchain ».

Quant à l’élargissement à d’autres clients, « tout va dépendre de l’expérimentation. Pour le moment, ce n’est pas prévu. »

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