Il fut un temps où Bill Gates utilisait un smartphone Windows Phone. Ce temps est aujourd'hui révolu.

S’il fallait un signe de l’échec de Microsoft dans le mobile, ça serait sans doute celui-là. Bill Gates, qui a fondé le géant du logiciel en 1975 avec Paul Allen, s’est débarrassé de son terminal Windows Phone au profit d’un smartphone Android. C’est ce que le multi-milliardaire a révélé cette semaine dans un entretien accordé à Fox News, que la BBC a rapporté dans les grandes lignes.

L’intéressé n’a pas dit quelle marque en particulier a eu ses faveurs ni les raisons pour lesquelles il l’a choisie (hormis le fait que le mobile tourne avec Android). On sait juste que Bill Gates n’a pas souhaité opter pour un iPhone — pas même en alternative de secours, il peut bien se le permettre — et qu’il n’en possède pas. Le poids de l’histoire et des liens compliqués entre Microsoft et Apple, sans doute.

Lucide sur le fait que ses propos et ses actes sont forcément scrutés, alors qu’il a depuis longtemps pris ses distances avec Microsoft, l’intéressé a précisé qu’il a installé des tas d’applications Microsoft sur son smartphone Android. En clair, si Microsoft s’est peut-être loupé avec Windows Phone, ce qu’il n’a pas manqué de faire comprendre par le passé, le puissant éditeur américain fait bien mieux du côté des logiciels.

C’est d’ailleurs là-dessus que Microsoft peut s’en tirer et c’est justement ici que la firme de Redmond déploie ses efforts : déployer son écosystème logiciel sur Android et iOS, que ce soit sa suite bureautique Office ou son assistant virtuel Cortana. Par ailleurs, les brevets et les accords signés avec des dizaines de fabricants de smartphones pour pré-installer ses outils sur Android font le reste.

C’est en 2000 que Bill Gates a quitté son poste de PDG chez Microsoft. Huit ans plus tard, le désormais multi-milliardaire aux élans philanthropiques a délaissé l’ensemble des fonctions opérationnelles dont il avait encore la responsabilité. Et en 2014, c’est sa démission de la présidence du conseil d’administration de Microsoft qui a marqué les esprits (il en est toujours membre, cela dit).

Même ses parts dans Microsoft reculent inexorablement. S’il possédait encore 24 % de Microsoft en 1996, il n’en contrôle aujourd’hui plus que… 1,3 %, après le don ce printemps de 64 millions d’actions  d’une valeur totale de 4,6 milliards de dollars.

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