La nausée ressentie potentiellement éprouvée lors de différentes expériences virtuelles prive de nombreux utilisateurs de cette technologie. Un problème qui ouvre la voie à des solutions alternatives, comme le bracelet Reliefband.

C’est l’un des plus gros obstacles — avec le prix — à l’essor des casques de réalité virtuelle (VR)  : la nausée subie par de nombreux utilisateurs pendant leur immersion, qu’elle se fasse dans un environnement spatial, face à des zombies ou dans des décors plus familiers.

Si les casques les plus prisés comme le PSVR, l’Oculus Rift et le HTC Vive disposent d’un frame rate optimisé pour réduire la latence d’affichage — l’une des principaux facteurs à l’origine de cette gêne — certaines entreprises entendent bien tirer profit de ce frein généralisé pour vendre leur propre produit.

Le Reliefband fait partie de ces gadgets. Ce bracelet assez fin approuvé par la Food and Drug administration (FDA, l’organisme qui autorise la commercialisation des médicaments) envoie des petites impulsions électriques sur le nerf median situé dans la partie inférieure du poignet. Celles-ci — pas assez puissantes pour faire tressaillir la main — remontent ensuite jusqu’au cerveau et permettent de « bloquer » la sensation de nausée venue de l’estomac grâce à la technique de neuromodulation, utilisée dans le monde médical.

Reliefband

5 niveaux d’intensité différents

Pour assurer l’efficacité du bracelet, ses utilisateurs sont encouragés à déposer un peu de gel conducteur sur leur poignet au préalable. Le niveau d’intensité du Reliefband est aussi modulable selon 5 niveaux différents pour s’assurer qu’il reste adapté aux sensibilités de chacun. Le bracelet ne se limite pas à la VR puisqu’il peut aussi être utilisé en cas de mal des transports comme dans les attractions à sensations ou pour les nausées matinales des femmes enceintes.

Les journalistes tech de New Atlas qui ont pu essayer le produit attestent de son efficacité :  « Si le sentiment de nausée restait légèrement perceptible, j’ai eu l’impression qu’il était de 70 à 90 % moins fort en portant le bracelet. » Ces quelques avis ne valent évidemment pas confirmation absolue pour ce braclet, vendu pour l’instant exclusivement aux États-Unis au prix de 94,99 dollars.

On peut légitimement se demander s’il parviendra à s’imposer au vu de l’investissement financier important requis en supplément à un équipement VR déjà coûteux et au fait qu’il interagisse directement avec le corps. Cette solution paraît cependant toujours plus convaincante que les gélules Virmo, qui promettent la même fonctionnalité tout en indiquant que le produit n’a pas été approuvé par la FDA.

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