Les autorités suisses utilisent des appareils anti-drones pour surveiller le déroulement du forum économique mondial. De plus en plus de pays y recourent pour se protéger contre des attaques éventuelles.

Les forces de l’ordre suisses se sont munies d’un nouvel appareil pour contrôler le déroulement du Forum économique mondial (WEF), la rencontre annuelle des élites politiques et économiques du monde entier, à Davos, en Suisse. Selon Bloomberg, il s’agit d’un fusil brouilleur de drones, le HP 47, produit par l’entreprise allemande H.P. Marketing & Consulting Wüst.

Georg Schmitt, le porte-parole du WEF, explique : « Le forum prend au sérieux la sécurité de ses participants. Par conséquent, il normal que nous nous préparions à chaque type de menace potentielle. »

L’appareil peut brouiller le signal d’un drone situé à plus de 300 mètres, en bloquant son système de contrôle à distance et en le faisant atterrir doucement au sol pour ensuite le capturer (ou le détruire). Schmitt avoue que ce genre de technologie peut représenter un danger pour le trafic aérien. Plus concrètement, ces mesures sont prises pour éviter que quelqu’un puisse surveiller les positions de la police et, par conséquent, organiser une attaque.

D’après Steffen Wicker, le directeur général de l’entreprise allemande, le HP 47 a été déjà utilisé pendant la dernière visite de Barack Obama à Berlin et lors du déroulement d’une conférence de sécurité à Hambourg décembre dernier.

Mais même si l’utilisation de ce genre d’appareil est encore rare, le marché semble s’étendre de plus en plus vite. Pour le moment, le chiffre d’affaires général du marché des drones s’élève à 2 milliards de dollars, mais le groupe de consultation PricewaterhouseCoopers (PwC) a estimé qu’il pourrait dépasser les 120 milliards d’ici 2020.

Le marché des drones pourrait dépasser un chiffre d’affaires de 120 milliards de dollars d’ici 2020

En effet, d’autres entreprises et institutions se sont lancées sur le marché, en présentant plusieurs moyens anti-drones : des drones lance-filet, des lasers et d’autres armes. La France participe aussi à cette course. En effet, l’armée de l’air a montré en novembre dernier ses projets de lutte anti-drones à la base aérienne 107 Villacoublay.

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