Alors que la marine américaine a déjà testé l'an passé un système d'interception de drones par laser, Boeing a fait la démonstration d'une version plus compacte du dispositif.

La Chine n'est pas le seul pays à miser sur une arme laser pour neutraliser les drones survolant des lieux prohibés. Aux États-Unis, la division militaire du constructeur aéronautique Boeing est aussi en train de concevoir un système d'interception (baptisé "Compact Laser Weapons System") capable de diriger un rayon laser sur un petit aéronef sans pilote.

Son fonctionnement est le suivant : une fois le drone repéré par le dispositif d'acquisition et de suivi de cible, un laser est projeté sur le drone (dans la vidéo de démonstration, le tir est effectué un peu avant la dérive) afin de lui infliger des dégâts. Le laser brûle l'aéronef et le fait chuter. Selon Boeing, son arme peut s'attaquer à une cible à plusieurs centaines de mètres et l'abattre en quinze secondes.

Très efficace par temps clair, l'arme laser reste tributaire de la météo. Si les conditions sont dégradées, en cas de brouillard par exemple, le rayon risque de ne pas atteindre sa cible.

Ce n'est pas la première fois que des tests de ce type sont menés par les États-Unis. En 2014, la Navy a testé une version plus puissante du dispositif à bord du porte-avions USS Ponce. Des drones et des petites embarcations ont alors été détruits. Ce type d'armement intéresse les militaires, car il offre une alternative aux obus, dont le stockage à bord d'un navire constitue un risque, tout en étant très économique.

Dans le cas du système proposé par Boeing, celui-ci est plus facilement transportable. Déployable rapidement par un opérateur, il pourrait servir par exemple à sécuriser un évènement ponctuel comme un sommet de chefs d'État ou une compétition sportive internationale. Il pourrait aussi être déployé autour de lieux sensibles, comme les centrales nucléaires (en France, certaines ont été survolées).

D'autres pistes que les rayons laser sont à l'étude pour repérer et neutraliser les drones. Outre l'amélioration de la détection, sont évoqués des brouilleurs de signaux GPS, des canons à eau, des lanceurs de filet ou encore des puces d'immatriculation pour identifier le propriétaire.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés