Une filiale de LG Electronics a conçu un lecteur d’empreintes digitales qui se place sous l’écran d’un smartphone.

Les lecteurs d’empreintes digitales ont la cote auprès des fabricants de smartphones. Malgré les problématiques récurrentes soulevées par ce procédé d’authentification, à la fois en termes de vie privée que de sécurité, les industriels tendent à généraliser ce type de capteurs sur les terminaux proposés au grand public.

Signe de cette tendance, certains constructeurs explorent d’autres approches avec la biométrie « à traces », c’est-à-dire avec les empreintes digitales et palmaires. Sony a par exemple déplacé le capteur de façon à le positionner sur la tranche du Xperia Z5, au lieu de le placer dans un bouton situé sur la façade avant — choix qui est répandu dans l’industrie.

LG empreintes

Il y a toutefois plus audacieux. LG Electronics a par exemple imaginé un système qui se débarrasse complètement du bouton pour procéder à l’identification biométrique par les empreintes digitales. L’idée ? Intégrer le capteur au niveau de l’écran tactile, sous le verre protecteur.

Selon LG, son procédé est capable d’encaisser sans problème chocs et rayures — si ceux-ci restent modérés — et de demeurer imperméable aux éclaboussures. LG prend l’exemple de la chute d’une bille en métal de 130 grammes à 20 centimètres au-dessus du capteur. À la suite du choc, le capteur était encore fonctionnel.

Un taux d’erreur infime… dixit LG

Mais surtout, il est présenté comme extrêmement fiable, avec un taux d’erreur d’à peine 0,002 %. La chance de déverrouiller le téléphone avec de mauvaises empreintes digitales est donc infime, à entendre le groupe asiatique. Ce qui est plutôt heureux : on aurait en effet bien du mal à utiliser un outil dont la marge d’erreur serait plus élevée, qui pourrait potentiellement profiter au premier venu.

En revanche, le fabricant sud-coréen ne mentionne pas le risque — certes faible pour le grand public — qui existe lorsqu’un tiers obtient les empreintes d’un usager pour ensuite les utiliser afin de déverrouiller son mobile. Bien sûr, ce n’est pas le genre de technique que l’on emploie contre monsieur-tout-le-monde, mais il peut avoir un intérêt pour une cible de valeur (un dirigeant d’entreprise, un cadre, etc).

Crédit photo de la une : Kevin Dooley

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés