Le constructeur automobile Volvo prévoit de déployer des voitures autonomes à Londres dès 2017. Il s'agit d'abord de véhicules semi-autonomes. Les modèles plus aboutis arriveront l'année suivante.

La Suède, la Chine et maintenant le Royaume-Uni : dans la course à celui qui sera le premier à commercialiser une voiture autonome, Volvo cherche à prendre de vitesse ses concurrents en enchaînant les tests grandeur nature sur la voie publique. C’est une étape-clé pour le constructeur suédois, car il lui faut amasser des tas de données pour enrichir son système de conduite automatique.

Pour cela, rien de mieux que de mettre à l’épreuve l’ordinateur de bord face aux aléas de la circulation. C’est pour cette raison que Volvo compte mettre sur la route cent voitures autonomes en Suède dès l’année prochaine et faire de même en Chine avec une flotte d’une taille équivalente. Et c’est dans cet esprit que le groupe nordique va aussi déployer des véhicules de ce type à Londres.

Volvo XC90 Drive Me
Une voiture autonome de Volvo.

Ce déploiement se fera en deux étapes. La première sera modeste avec un nombre limité de voitures semi-autonomes en 2017. La seconde sera plus ambitieuse, en faisant appel à cent automobiles dans les rues londoniennes l’année suivante. Contrairement à celles qui circuleront l’année prochaine, les modèles prévus pour la phase deux seront totalement autonomes.

Volvo veut surfer sur la dynamique anglaise en faveur des voitures autonomes. Le pays a en effet autorisé début 2015 les tests sur la voie publique, après avoir précisé ses intentions deux ans plus tôt. En outre, la mairie de Londres s’est aussi rapprochée de Google afin de discuter l’arrivée de ces nouveaux véhicules dans le paysage urbain, qui est bien différent de ce que l’on peut voir outre-Atlantique.

À lire sur Numerama : Londres veut préparer l’arrivée des voitures autonomes sur ses routes

Comme le fait remarquer le Guardian, l’élan impulsé de l’autre côté de la Manche est en partie dû au fait que le pays n’a pas ratifié la convention de Vienne sur la circulation routière de 1968, qui déclare par exemple dans son article 8 qu’il faut que « tout véhicule en mouvement […] doit avoir un conducteur » et que « tout conducteur doit constamment avoir le contrôle de son véhicule ».

Le Royaume-Uni est l’un des rares pays européens avec l’Espagne à se trouver dans cette situation. Cet espace juridique lui offrirait une plus grande liberté d’action et lui permettrait donc de se placer en pointe sur ce sujet (d’autres pays, comme les États-Unis, la Chine et le Japon n’ont pas non plus ratifié le traité). Cela étant, cela n’interdit pas d’autres pays de procéder quand même à des tests sur route.

Volvo comme de nombreux autres constructeurs automobiles défendent ardemment la conduite autonome en présentant cette technologie comme un véritable bond en avant qualitatif pour la sécurité routière, la circulation et l’environnement. Le trafic est fluidifié, les embouteillages sont en baisse, l’émission de gaz polluants est réduite et les accidents sont en chute libre.

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