Nissan répète à qui veut l'entendre que la technologie de la conduite autonome se trouvera dans ses voitures d'ici 2020.

Nissan garde le cap. Le constructeur automobile japonais prévoit de commercialiser en 2020 des véhicules qui s’appuieront fortement sur la technologie de la conduite autonome. Ce calendrier, que l’entreprise vient de rappeler lors du salon de l’auto à Genève, avait été dévoilé il y a de cela trois ans par Carlos Ghosn, le PDG de l’alliance Renault-Nissan.

«  Je  m’engage à être prêt à lancer une nouvelle technologie révolutionnaire, Autonomous Drive, d’ici 2020, et nous sommes sur la bonne voie pour y parvenir », déclarait à l’époque le chef d’entreprise.

La priorité sera donnée à quatre grands marchés, à savoir les États-Unis, le Japon, l’Union européenne et la Chine. Mais il est probable que la technologie embarquée diffère d’une région à l’autre, dans la mesure où les législations des différents pays n’autoriseront pas forcément le même degré d’autonomie pour les véhicules.

En attendant la conduite autonome, Nissan va franchir plusieurs étapes intermédiaires. Ainsi, l’industriel prévoit de lancer cette année un modèle capable de se déplacer seul dans des embouteillages puis, d’ici 2019, une dizaine de véhicules qui pourront gérer la conduite dans certaines configurations simples.

nissannasa.jpg
Nissan s’est allié à la Nasa pour travailler sur la conduite autonome.

Dès cette année, Nissan prévoit de proposer des véhicules capables de se maintenir sur une voie rapide facile à gérer (comme sur l’autoroute) ou dans des lieux où la vitesse est quasi nulle (comme sur un parking), même en cas de circulation dense, d’embouteillage ou de phases de ralentissement et d’accélération.

Autour de 2018, Nissan compte lancer des voitures qui pourront changer de voie sans l’aide du conducteur, toujours sur des axes simples à calculer, mais aussi de gérer les voies d’insertion et de sortie. Deux ans plus tard, l’objectif est de maîtriser la conduite en ville, qui est extrêmement complexe.

En effet, le nombre d’évènements à prendre en considération est bien plus élevé qu’ailleurs, tandis que les règles du code de la route sont bien plus variées : il faut gérer les feux, les panneaux, les intersections, les véhicules garés en double-file, les piétons, les deux roues, les travaux, les déviations, la circulation des véhicules de secours, les animaux de compagnie… C’est une autre paire de manches.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés