Interpellée sur l'éventualité de lancer des smartphones avec Android, une responsable de Microsoft a laissé cette question en suspend. Elle a simplement assuré que Microsoft ira là où se trouvent ses clients.

C’est une petite phrase lâchée au cours d’un échange avec la presse qui pourrait bien questionner à nouveau les projets qu’a Microsoft à l’égard d’Android. Interrogée en début de semaine par The Australian, Julie Larson Green, qui dirige la division applications et services au sein de la firme de Redmond, a en effet laissé entendre que son groupe pourrait proposer des smartphones équipés du système d’exploitation Android.

Il faut dire que la trajectoire récente de la société favorise cette hypothèse : alors qu’elle a des raisons objectives de combattre Android de toutes ses forces, et de ne lui faire aucun cadeau, voilà qu’elle s’est mise à fournir des écrans de verrouillage pour l’O.S. tout en travaillant en parallèle sur un lanceur d’applications dédié. Alors, forcément la question se pose : faut-il s’attendre à un pas de plus, avec la sortie d’un téléphone Windows propulsé par Android ?

À cette interrogation, Julie Larson Green n’a pas répondu directement, se contentant juste de dire que son groupe  » ira là où se trouvent ses clients « . Mais le seul fait de ne pas avoir rejeté sans ambiguïté cette hypothèse est un signe que Microsoft, qui est déjà très présent sur Android, y pense aussi.

ALLER Là où se trouvent les clients

L’entreprise américaine a par exemple porté sa suite bureautique sur la plateforme mobile de Google, adapté son assistant personnel et conçu plusieurs applications thématiques. Par ailleurs, toute une opération séduction est menée en direction des développeurs, avec un effort pour faciliter le portage des applications Android vers Windows 10 Mobile, afin d’enrichir son écosystème, qui ne compte quelques centaines de milliers de programmes.

De nombreux fabricants de smartphones ont déjà rejoint les rangs d’Android, à l’image des géants comme Samsung, LG ou encore Sony. Si certains cherchent aujourd’hui à se détacher de l’influence de la plateforme, à l’image de Samsung et du projet Tizen, force est de constater que le marché des systèmes d’exploitation mobiles ne se joue plus qu’à trois acteurs. Même BlackBerry a sauté le pas, en présentant le Priv.

Le risque pour Microsoft est de savoir si cette ouverture vers Android ne sera pas, en fin de compte, un voyage sans retour en arrière possible. Elle serait en tout cas étonnante, d’abord parce que les ventes de smartphones équipés de Windows prennent de l’importance, ensuite parce que le groupe, dans sa stratégie de proposer un O.S. unifié, prépare l’arrivée de Windows 10 Mobile, sur lequel il fonde beaucoup d’espoir.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés