La Royal Navy qualifie l’instant « d’historique ». En janvier 2026 (la date précise n’a pas été communiquée), le drone Proteus s’est élevé pour la première fois dans le ciel de Predannack, à l’extrémité ouest de l’Angleterre.
Étape majeure pour cet engin appelé à intégrer une « escadre aérienne hybride », qui aura pour mission de jouer un rôle central dans les futures opérations anti-sous-marines britanniques dans l’Atlantique Nord.
Lors de ce vol inaugural, l’appareil a actionné ses propres commandes de vol, sans intervention directe d’un opérateur humain, concrétisant ainsi une campagne d’essais au sol menée sur le site de son concepteur italien, Leonardo, où ses systèmes, capteurs et son moteur avaient été vérifiés avant la mise en l’air.


Un drone calqué sur un hélicoptère
Si le projet vient à son terme, Proteus viendra s’ajouter aux autres engins autonomes dont dispose l’armée britannique. La Royal Navy exploite déjà plusieurs octocoptères, dont le Malloy, ainsi que le Peregrine, un drone hélicoptère télécommandé utilisé dans l’océan Indien et le golfe d’Oman pour fournir un soutien de surveillance à des missions de lutte contre le trafic de drogue.
Cependant, le Proteus les surpasse en termes de taille, de complexité et surtout d’autonomie. Si sa silhouette peut surprendre pour un drone entièrement autonome, c’est parce qu’il est dérivé d’un hélicoptère léger monomoteur habité existant, l’AW09 de Leonardo.
« À la place de l’équipage dans le cockpit, des capteurs et des systèmes informatiques pilotés par un logiciel de pointe permettent au Proteus d’analyser son environnement, de prendre des décisions et d’agir en conséquence », explique la Royal Navy.
Un engin d’appui
Si le Proteus entre en service, il sera probablement utilisé aux côtés d’hélicoptères pilotés tels que le Wildcat ou le Merlin, qui est la principale plateforme d’armes anti-sous-marines porteuses de torpilles de la Royal Navy, sans pour autant les remplacer.
Avec une capacité d’emport de plus d’une tonne, le Proteus pourra, sur le papier, transporter beaucoup d’équipement aux équipages dans des conditions météorologiques difficiles, telles qu’une mer forte et des vents violents, et son ambition ne s’arrête pas là :
« Les essais évalueront la capacité du drone à larguer des bouées acoustiques et à alerter un hélicoptère avec équipage si un sous-marin est détecté », avait noté le ministère britannique de la Défense, au moment où le contrat de 60 millions de livres sterling (environ 70 millions d’euros) avait été signé avec Leonardo UK en 2022.
Aucune date de mise en service n’est actuellement prévue, Proteus n’étant pour l’instant qu’un modèle de démonstration.
+ rapide, + pratique, + exclusif
Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.
Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.
Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci
Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.
Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :
- 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
- 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
- 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.
Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !











