Depuis son lancement en 2009, le service de VTC Uber a s'est imposé à travers le monde comme une alternative aux taxis, mais a aussi bouleversé tout un modèle économique et un marché

Chaque grande histoire commence toujours par une petite anecdote et celle d’Uber, se déroule à Paris. En 2008, les trois fondateurs, Garett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar assistaient au salon LeWeb à Paris et voulant se déplacer en taxi, ils avaient de vraies difficultés à en trouver un. Ils constatent que le réseau de taxis parisiens connaît les mêmes problèmes que celui de San Francisco.

De retour dans la Silicon Valley, ils montent un service de chauffeur privé à la demande qu’ils nomment UberCab (SuperTaxi). Un an plus tard, l’application Uber est lancée à San Francisco sous iOS et Android.

Extensions et levées de fonds

Dès décembre  2011, Tarvis Kalanick souhaite étendre le service d’Uber à 25 villes en dehors des États-Unis, dont Paris. Il annonce également une levée de fonds de 32 millions de dollars en partie auprès de Goldman Sachs. C’est d’ailleurs lors de l’édition française de 2011 du salon LeWeb que Uber se lance dans la capitale.

Dès le mois d’Aout 2013, Google Ventures investit 258 millions de dollars dans la start-up. Depuis sa création, Uber a réussi à réunir 2,7 milliards de dollars. De levées de fonds en levées de fonds, l’entreprise californienne étend son service. En 2015, le service est disponible dans 51 pays et 253 villes du monde entier.

Le lancement d’UberPop à Paris en 2014 (permettre aux particuliers de transporter des usagers) déclenche le courroux des taxis et banalise ce qu’on va appeler une uberisation de l’économie.

Uber et « Uberisation »

Avec Uber voit le jour un nouveau modèle économique : celui de l’intermédiation que tout le monde nomme uberisation, tant le service de chauffeurs privés a bouleversé l’économie. Le service UberPop accusé de concurrence déloyale par les taxis parisiens et d’autres entreprises de VTC, des plaintes sont déposées au tribunal de grande instance de Paris. En juin 2015, lors d’un grève des taxis, de violents affrontements ont lieu. Des véhicules de VTC sont vandalisés et des clients d’Uber sont agressés. Faisant suite à ces violents évènements, François Hollande demande la dissolution d’UberPop.

Souvent synonyme de précarisation, l’uberisation est aussi le début d’une nouvelle économie marquant la fin de certains monopoles ne se limitant plus au secteur des transports. Elle s’étend à tous les domaines, de la livraison à la location et le terme est souvent utilisé à tort pour parler d’économie collaborative (qui ne s’arrête pas à la simple intermédiation).

Le « couteau suisse » Uber

Uber a bien compris que son outil pouvait être déployé sur plusieurs verticales et développe de plus en plus ses partenariats : UberJet pour se rendre au festival de Cannes avec jet privé ou encore UberEats pour se faire livrer les plats de ses restaurants favoris. Uber a annoncé en 2016 le test d’un nouveau service pour le festival Sundance, en partenariat avec Airbus : des courses par hélicoptère.

 

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