Anthony Levandowski, l'ingénieur au cœur des affaires de vol de technologie liées à la voiture autonome entre Google et Uber a été condamné. Mais il n'a pas dit son dernier mot.

En 2017, alors que les premiers essais de voitures autonomes commençaient à prendre de l’ampleur, un ingénieur était sous les feux des projecteurs : Anthony Levandowski. À son palmarès, ce génie de la Silicon Valley pourrait avoir les bases du fonctionnement des véhicules autonomes de Waymo, filiale de Google, parmi les plus avancés. Mais ce n’est pas pour son talent que Levandowski fait parler de lui : cet amateur d’entourloupes qui n’avait par exemple que peu d’amour pour la sécurité des véhicules qu’il concevait avait alors décidé de quitter Google… en emportant ses secrets industriels.

Un véhicule autonome Uber // Source : Wikimedia Commons

18 mois de prison et de faux remords

La suite, c’est un feuilleton entrepreneurial et judiciaire qui aura pris plus de 3 ans à trouver une fin. Pour le résumer, on peut dire que Levandowski a créé une entreprise « coquille vide » reprenant les concepts qu’il a volés à Google et a revendu cette entreprise à Uber. Google n’a pas été très heureux qu’Uber récupère des années de travaux sur la voiture autonome et a saisi les autorités. Levandoswki a longtemps nié, mais aujourd’hui, condamné à 18 mois de prison, l’ingénieur feint les remords : « Ces trois dernières années et demie m’ont forcé à réaliser ce que j’avais fait. Je veux prendre du temps pour m’excuser auprès de mes collègues chez Google pour avoir trahi leur confiance, et auprès de ma famille qui a payé le prix de mes actes et continuera de le faire  ».

Il avait entre temps tenté de recruter ses anciens collègues pour son entreprise et avait été condamné à verser 179 millions de dollars à Waymo, qu’il n’avait pas. Bien embarrassé malgré les secrets industriels récupérés dans la transaction, Uber avait réussi à négocier une sortir de crise avec Google, notamment en renonçant au rachat de la startup créée par Levandowski.

Mais l’ingénieur, malgré ses belles paroles, ne veut pas en rester là et assumer les conséquences de ses agissements : d’après TechCrunch, il a ouvert un nouveau front devant la justice, pour faire payer à Uber 4,1 milliards de dollars. Pour lui, ce serait une compensation méritée pour l’acquisition avortée de sa startup.

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