Huit ans avant l'objectif annoncé par le gouvernement britannique, l'Écosse espère se passer des carburants diesel et essence à bord de ses véhicules. La Première ministre écossaise a annoncé dans un programme sa volonté de démocratiser l'électrique d'ici 2032.

2032 : à cette date, l’Écosse ne veut plus entendre parler du diesel ni de l’essence à bord des véhicules roulant (à gauche) de ses axes routiers. Un objectif ambitieux à l’échelle même de la Grande Bretagne : en effet, il précéderait de huit années celui que s’est fixé le gouvernement britannique pour éradiquer ces deux carburants sur son sol.

Alors que le pays a récemment atteint un autre record — en avril dernier, il s’est passé d’électricité au charbon pendant vingt-quatre heures consécutives –, le gouvernement écossais, représenté par sa Première ministre Nicola Sturgeon, souhaite « développer massivement  » les zones de recharge et encourager l’adoption des véhicules électriques par les Écossais.

Dans ce programme vert établi par le gouvernement, la cheffe de file du SNP (le Parti national écossais) prévoit ainsi le déploiement de davantage d’espaces de recharge dans les zones rurales et urbaines du pays, ce qui supposera d’investir dans de nouvelles unités de recharge rapides.

CC Jaggery

Une autoroute électrique

En outre, l’Écosse va s’atteler à la construction de sa propre « autoroute électrique ». L’A9, qui se trouve être la plus longue route de la nation, doit ainsi être équipée de points de recharge électriques afin de démontrer les avantages offerts par des véhicules plus écologiques aux « automobilistes écossais, aussi bien en milieu rural qu’urbain. »

Bien que les annonces du gouvernement écossais soient indépendantes de celles du gouvernement britannique — qui veut dire bye bye aux carburants diesel et essence d’ici 2040 –, Nicola Sturgeon reconnaît que les objectifs annoncés dépendront en partie du 10 Downing Street. « Nous avons conscience que plusieurs des principaux leviers budgétaires reposent toujours sur le gouvernement du Royaume-Uni et nous prenons note de leur engagement pour 2040 », a déclaré la dirigeante politique.

Les objectifs écossais dépendront du gouvernement britannique

D’ici 2032, l’Écosse espère donc pouvoir compter sur le gouvernement britannique dans son projet de démocratiser largement les véhicules à basse émission. De son côté, le Royaume-Uni semble en tout cas déterminé à faire des efforts sur le volet environnemental : le 7 juin dernier, plus de la moitié de la production d’électricité du pays a été générée par des sources d’énergie renouvelable.

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