Thomas Pesquet effectuera sa dernière sortie extra-véhicule le 24 avril, si tout se passe bien. Ce sera sa troisième sortie spatiale.

La troisième et dernière sortie spatiale que fera Thomas Pesquet avant de revenir sur Terre devrait avoir lieu le 24 avril. En effet, le centre nationale d’études spatiales a indiqué en fin de semaine dernière à quelle date le spationaute devrait effectuer une nouvelle mission de maintenance au profit de la station spatiale internationale.

Initialement, celle-ci devait avoir lieu au début du mois mais des travaux autour de l’ISS ont conduit l’agence spatiale américaine à reporter la sortie extra-véhiculaire du Français. Le nouveau calendrier fixé par la Nasa reste provisoire, dans la mesure où il est conditionné au prochain ravitaillement prévu pour le 18 avril. C’est le vaisseau cargo Cygnus, construit par la société Orbital Sciences, qui sera utilisé.

thomas pesquet
Crédits : NASA–Bill Stafford

La mission de Thomas sera de changer une unité d’alimentation électrique défectueuse, qui sert aux installations scientifiques situées à l’extérieur de la station, de fixer des antennes et des caméras supplémentaires et d’intervenir sur le chasseur d’antimatière AMS-02. Tout ce travail devrait théoriquement durer six heures, mais Thomas Pesquet a déjà démontré sa capacité à travailler vite et bien.

Une sortie avec Peggy Whitson

Dehors, il sera accompagné de l’astronaute américaine Peggy Whitson. C’est une grande habituée des sorties extra-véhiculaires : elle en compte huit à son actif, la dernière ayant eu lieu le 30 mars avec son compatriote Robert Shane Kimbrough. C’est aussi la future titulaire du record de temps cumulé dans l’espace par un Américain ou une Américaine.

Thomas Pesquet doit rentrer sur Terre au mois de mai, après six mois en orbite autour de la planète bleue. Le fait que la Nasa ait accepté de l’impliquer dans deux sorties spatiales supplémentaires « témoigne, selon l’agence spatiale européenne, des bonnes performances des astronautes de l’ESA ces dernières années ainsi que de la qualité de l’entraînement qu’ils suivent dans le Centre des astronautes européens ».

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