SpaceX a testé pour la première fois Raptor, son moteur-fusée qui servira à l'avenir pour la conquête de Mars.

Qui veut aller sur une autre planète doit s’attendre à construire des propulseurs très puissants. La Nasa comme SpaceX sont bien conscients du gouffre sidéral qui sépare la Terre de Mars. Pour atteindre « facilement » la planète rouge, il faudra attendre que les orbites offrent une fenêtre de tir dans laquelle la distance sera minimale. Et même dans cette configuration, le voyage sera très long car il restera encore 55,7 millions de kilomètres à parcourir.

Dans ce contexte, l’agence spatiale américaine procède depuis maintenant un certain temps au test du Space Launch System (SLS, qui sera son futur lanceur spatial lourd, dont le coût est évalué à 35 milliards de dollars). Au mois de juin, une vidéo montrant l’allumage et le fonctionnement d’un propulseur a été mise en ligne — à l’intérieur, la température a atteint près de 6 000°C, soit autant qu’à la surface du Soleil !

Du côté de SpaceX aussi, on s’active. Parce que son moteur-fusée classique n’est pas taillé pour le voyage interplanétaire, l’entreprise en fabrique un autre. Justement, celui-ci a passé avec succès son premier test. Le fondateur de l’entreprise Elon Musk n’a évidemment pas manqué l’occasion d’informer le public via quelques messages sur Twitter, en glissant au passage quelques informations techniques sur ce nouveau propulseur qui équipera son prochain lanceur, le Falcon Heavy.

Selon les explications données par Elon Musk, l’objectif de Raptor est de produire une impulsion spécifique de 382 secondes (grandeur servant à évaluer l’efficacité des moteurs-fusées) et une poussée de 3 méganewtons à 300 bars. À titre de comparaison, chaque propulseur d’appoint du SLS est capable de produire une poussée de 16 méganewtons pendant une impulsion spécifique de 269 secondes.

Elon Musk a aussi attiré l’attention sur la formation des « diamants de choc » dans le panache enflammé du propulseur,  Ces sortes d’anneaux ou de disques, qui donnent l’impression de voir des traits tracés en pointillé, sont en fait causés par des ondes de choc provenant de changements soudains de densité atmosphérique. Ils sont parfois visibles à l’arrière des avions de chasse.

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