Dans une récente étude organisée par un géant de la pharmacie en ligne, on découvre une corrélation entre la pratique régulière du sexto et l'épanouissement sexuel. Sexter, un préliminaire comme un autre ?

Attente, désir et inaccessibilité immédiate : la recette du sexto tient beaucoup au délice de la frustration. L’être désiré, loin de moi, instaure dans la distance qui nous sépare une possibilité d’union des corps. Alors même que ces derniers ne peuvent s’assembler, le téléphone se substitue aux bras qui enlacent et se fait, intermédiaire entre deux pulsions, alcôve des ébats imaginaires, à toute heure.

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CC Hernán Piñera

Exercice de style et de créativité, le sexto ne stimulerait pas que notre imagination, mais également notre santé sexuelle selon une récente étude de DrEd, géant de la pharmacie en ligne. Concentrée sur un panel de 2 000 utilisateurs (Europe et USA), l’enquête visait à établir un lien entre satisfaction sexuelle perçue et sextos.

Sexter heureux, sexter souvent

Or il apparaît que six sexteurs sur dix sont très satisfaits par leur vie sexuelle, alors que les défenseurs du téléphone asexué n’ayant envoyé que quelques sextos en une vie sont moins de deux sur dix à être pleinement satisfaits de leur sexualité.

L’étude montre par ailleurs que l’écart de satisfaction entre sexteurs réguliers (une fois par semaine) et sexteurs quotidiens approche les 20 points. Ainsi, penser chaque jour à séduire ses pairs par l’intermédiaire d’un haïku suave stimulerait le corps et l’esprit et comblerait nos besoins.

L’étude ne précise toutefois pas si la pratique du sexto suffit aux habitués à avoir une vie sexuelle très satisfaisante. Il est fort probable que les messages polissons conduisent à une activité sexuelle de type charnel, que l’on peut imaginer source de la profonde satisfaction des interrogés — 27 % des sexteurs envoient en effet leurs messages à leur partenaire de long terme. Par ailleurs si l’enquête pose les sextos comme cause, il apparaît logique de les voir plutôt comme une conséquence d’une activité sexuelle satisfaisante.

Enfin, l’étude de DrEd cherchait également à mieux connaître les adeptes des nudes, ces photos déshabillées que s’envoient les corps excités. On apprend dès lors, en contradiction de nombreux préjugés, que les Américains, toutes tranches d’âge confondues, sont bien moins prudes que les Européens face à l’appareil photo de leur smartphone. 40 % des jeunes hommes américains ont déjà envoyé une photo sexy pour seulement 33 % des européens.

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