Un recours collectif essaie d'obtenir une importante sanction contre Google au sujet de ses pratiques de pistage entre 2011 et 2012, qui consistaient à contourner un réglage dans le navigateur Safari pour continuer à placer des cookies publicitaires.

L’affaire est ancienne mais la détermination des plaignants est restée intacte malgré toutes ces années. En effet, plus de cinq ans après avoir noté que Google contournait un système anti-pistage présent dans le navigateur Safari pour imposer ses cookies de traçage, même quand l’internaute les refuse, un recours collectif va arriver devant la Haute Cour de Londres.

Les responsables de l’action de groupe, baptisée « Google You Owe Us » (Google tu nous es redevable), arguent que la firme de Mountain View a enfreint la législation britannique sur la protection des données en ne tenant pas compte des réglages de Safari, le navigateur web conçu par Apple, afin de placer des cookies publicitaires sur le terminal des utilisateurs au profit de sa régie, DoubleClick.

« Ce qu’a fait Google était tout simplement illégal »

« Ce qu’a fait Google était tout simplement illégal. Leurs actions ont nui à des millions de personnes et nous demanderons aux tribunaux de remédier à cet important abus de confiance », a lancé Richard Lloyd, le chef d’orchestre de cette campagne, repris par le Guardian. Selon lui, plus de 5 millions de personnes au Royaume-Uni seraient concernées par ce recours.

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CC Alex Wigan

« Grâce à cette action, nous enverrons un message fort à Google et à d’autres géants technologiques de la Silicon Valley : nous n’avons pas peur de riposter si nos lois sont enfreintes », a-t-il ajouté. Ce contournement avait eu lieu entre juin 2011 et février 2012, avant d’être abandonné par l’entreprise américaine quand la polémique sur son existence a commencé à atteindre le grand public

Aux États-Unis, ce dossier avait débouché sur une amende de 22,5 millions de dollars et l’injonction faite à Google par l’agence responsable du droit de la consommation de désactiver tous les cookies litigieux. Jon Leibowitz, lorsqu’il officiait en tant que président de la FTC à l’époque, avait rappelé que les toutes les entreprises, grandes ou petites, se devaient de respecter les choix des utilisateurs.

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