La FTC a infligé une amende de 22,5 millions de dollars à Google dans le cadre du suivi non autorisé des internautes utilisant le navigateur web Safari. La commission fédérale a également exigé la désactivation de tous les cookies litigieux.

La sanction est tombée. La Commission fédérale du commerce (FTC) a annoncé ce jeudi avoir conclu un accord à l'amiable avec Google pour en finir avec les poursuites engagées dans le cadre du pistage des internautes via le navigateur web Safari. La firme de Mountain View avait été accusée de contourner les paramètres de confidentialité pour placer des cookies publicitaires sur l'ordinateur des utilisateurs.

En début d'année, le Wall Street Journal avait relevé que Google et plusieurs régies publicitaires ignoraient les options de nombreux usagers de Safari, en employant un code permettant d'installer des cookies sur leurs dispositifs. Ces témoins de connexion enregistraient les habitudes de navigation pour ensuite diffuser de la publicité ciblée et non sollicitée.

En plus de l'amende, Google doit aussi désactiver tous les cookies installés sans autorisation sur les ordinateurs des usagers. Le président de la FTC, Jon Leibowitz, a par ailleurs rappelé que toutes les entreprises, grandes ou petites, doivent respecter les décisions de l'institution ainsi que les celles des utilisateurs, sinon elles s'exposent à des sanctions financières importantes.

De son côté, Google a minoré sa responsabilité en jugeant que la "FTC s'est concentrée sur une page d'aide de 2009 publiée plus de deux ans avant nos engagements en matière de confidentialité et un an avant qu'Apple modifie sa politique sur la rétention de cookies. Nous avons depuis modifié cette page et pris des mesures pour retirer les cookies publicitaires, qui ne collectaient pas de données personnelles".

Avec un chiffre d'affaires de 37,9 milliards de dollars et un résultat net de 9,7 milliards de dollars pour l'année 2011, Google paiera sans grande difficulté l'amende de la FTC. L'entreprise devrait par ailleurs continuer à se tenir à distance de l'initiative Do Not Track, lui préférant un autre dispositif : Keep my Opt-Outs. Très dépendante des revenus publicitaires, la société ne veut pas se lier les mains dans ce domaine.

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