Plusieurs leaders américains de la tech se sont associés dans une lettre à l'attention du gouverneur du Texas. Apple, Facebook et Google prennent la défense des personnes transgenres face à une législation discriminante qui les empêcherait d'utiliser les toilettes de leur choix.

Plusieurs grandes entreprises de la tech viennent d’unir leurs voix sur le papier pour défendre les droits des étudiants transgenres au Texas. Dans une lettre datée du 27 mai 2017, Mark Zuckerberg (Facebook), Tim Cook (Apple), Sundar Pichai (Google) et une douzaine d’autres CEO s’adressent directement au gouverneur Greg Abbott, pour lui demander de ne pas adopter une « législation discriminatoire » qui risque de nuire aux droits de ces étudiants.

En effet, ils craignent qu’une telle législation ait un impact sur leur propre activité, en pénalisant leurs propres employés. La loi en question obligerait les étudiants transgenres a utiliser les toilettes correspondant au genre indiqué sur leur certificat de naissance — sans tenir compte, par conséquent, du genre auquel ces personnes s’identifient réellement.

À l’origine, une décision de Donald Trump

Ce n’est pas la première fois que des leaders américains de la tech prennent clairement position en faveur des droits des personnes LGBTQ+ : en février, Apple défendait déjà les étudiants transgenre menacés de ne plus pouvoir choisir librement les toilettes correspondant à leur genre. En effet, Donald Trump est revenu sur la décision de son prédécesseur à la maison blanche, en laissant la liberté aux États fédéraux de décider si les personnes ont, ou non, l’obligation d’utiliser les toilettes correspondant au sexe qui leur a été assigné à la naissance.

Le républicain Greg Abott avait déjà fait part de son souhait d’adopter un projet de loi limitant cette liberté de choix, ce qui a déjà donné lieu à une vive opposition de la part de  groupes LGBTQ+ et d’organisations qui le jugent discriminatoire.

Cette discrimination n’a pas sa place au Texas

« En tant que grands employeurs de cet État, nous sommes sérieusement préoccupés par le fait qu’une telle législation puisse ternir profondément la réputation ouverte et amicale du Texas à l’égard des entreprises et des familles. (…) Cette discrimination est mauvaise et n’a pas sa place au Texas », précise cette lettre.

Rappelons malgré tout que ces entreprises ne sont pas toujours exemplaires lorsqu’il s’agit de défendre les droits des personnes LGBTQ+ ; YouTube a par exemple mis un mois à débloquer des milliers de vidéos qui avaient été masquées à tort par son mode restreint.

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