Si certains redoutent de voir la voiture autonome gagner leurs villes et leurs rues, d'autres se dressent désormais comme des paradis de l'innovation automobile. La Nouvelle Zélande a choisi de saisir l'opportunité technologique pour faire de son pays un leader des véhicules intelligents.

La première voiture autonome de l’île a atterri ce lundi à l’aéroport de Christchurch, la troisième plus grande ville néo-zélandaise. Le véhicule autonome était attendu par le gouvernement qui place beaucoup d’espoirs dans le développement sur son île d’un vrai vivier de la voiture autonome.

Christchurch et son légendaire Brill Tramway, une innovation d’un autre siècle. CC Spragg

L’aéroport annonçait par ailleurs dès octobre qu’il organiserait les premiers essais sur routes de voiture autonome sur le territoire. Avec HMI Technologies et l’Université de Canterbury, l’aéroport s’est porté volontaire pour accueillir de nombreux tests et essais de véhicules intelligents.

Pour le moment, les tests de véhicules se feront seulement sur des routes privées, adaptées à l’occasion de ces tests. Mais pour le gouvernement, ce premier essai est loin d’être suffisant. Sur l’archipel, de nombreuses voix se font entendre, comme Graeme Muller, de NZTech, association d’entrepreneurs, pour encourager l’adoption de ces voitures mais également pour donner à la Nouvelle-Zélande une législation appropriée pour les tests et l’utilisations des véhicules autonomes.

Destination le futur

Le Ministère du Transport se concentre sur l’organisation de nombreux tests et essais sur les routes de la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement a même ouvert un site web dédié à tous les constructeurs et passionnés. Pour les dirigeants du pays, il semble clair que l’avenir passera forcément par ces véhicules. Leur optimisme et leur hospitalité à l’égard des inventeurs et testeurs doivent servir la cause du territoire néo-zélandais.

Ainsi on peut lire sur le site gouvernemental une véritable invitation à tous les acteurs des véhicules autonomes : « La Nouvelle-Zélande est un endroit parfait pour tester différentes formes de technologie. Parmi les avantages [du pays], il y a : une législation permissive, la possibilité de tester sur des routes publiques, une grande diversité de climats et de conditions de conduites dans une zone réduite, un centre de test en conditions hivernales [ndlr : au SHPG, un des plus importants centre de crash-tests au monde maintenu artificiellement dans un hiver éternel], et enfin des universités et des centres de recherche. Jamais à court d’argument pour tenter de séduire les grands de la voiture autonome, le gouvernement conclut son marketing territorial par une invitation claire aux entreprises à découvrir le charme de l’art de vivre néo-zélandais et de sa culture ainsi que ses travailleurs diplômés. »

L’hiver éternel du SHPG

On comprend donc rapidement qu’à l’instar d’un Barack Obama qui demandait aux Américains de saisir l’occasion économique et technologique de la voiture autonome, le petit archipel du Pacifique souhaite également saisir pleinement son opportunité.

Loin des centres urbains qui rejettent les voitures autonomes, ou des villes dont les dirigeants ne souhaitent pas saisir ce progrès, la Nouvelle-Zélande espère se faire une place de choix dans l’industrie grâce à sa simple mais chaleureuse hospitalité à l’égard des véhicules du futur.

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