La loi de Moore veut que les processeurs doublent leur vitesse tous les deux ans. Jusque là, elle s’est révélée étonnamment exacte mais cette loi atteindra un jour ses limites, notamment lorsque les techniques de miniaturisation ne permettront plus de réduire encore la taille des transistors (on estime cette limite à 20 nm). Intel estime en fait que la loi Moore ne sera plus valable d’ici dix à quinze ans. Mais ce n’est pas pour ça que les ordinateurs seront soudainement bloqués à une vitesse de traitement de l’information infranchissable.

Il s’agira juste d’emprunter une nouvelle voie. Certains la voient dans la nanotechnologie. Mais en attendant, il existe une solution techniquement beaucoup plus « simple » à réaliser que ça : le « Parallel Computing ». Plutôt que de miser sur un processeur effectuant à lui seul tous les calculs nécessaires pour le fonctionnement de la machine, l’idée du Parallel Computing est de diviser les tâches à travers de multiples processeurs.

Microsoft, Intel, et deux universités américaines ont conjointement investi 35 millions de dollars dans un programme de recherche sur le Parallel Computing sur cinq ans. Le Parallel Computing est vu comme le prochain bon technologique en matière d’informatique, et autant dire que son aboutissement révolutionnera le secteur puisque la puissance de calcul ne dépendra plus uniquement de celle du processeur, mais aussi du nombre de ces processeurs présents dans la machine. Les limites de vitesse risquent alors d’être soudainement boutées bien au deçà de la courbe régulière proposée par la loi Moore.

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