La RIAA échange tarifs réduits contre DRM sur les webradios
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 17 Juillet 2007 à 08h24 -
posté dans Musique Numérique
Le web musical américain est en ébullition depuis de nombreuses semaines suite à une décision du Copyright Royalty Board (CRB) qui prévoit une explosion des frais de licences pour les webradios. Le comité rattaché au Congrès avait suivi les arguments de SoundExchange, la société de gestion initiée par la RIAA chargée de gérer pour les maisons de disques les droits de licences sur Internet aux Etats-Unis. Celle-ci avait proposé qu'au lieu de payer une part de leur chiffre d'affaires, les webradios payent une somme fixe pour chaque chanson diffusée, multipliée par le nombre d'auditeurs. Le tarif devait grimper jusqu'en 2010 avec une application rétroactive pour 2006, qui dans les faits condamne nombre de webradios qui voient leurs frais de licences tripler :
Face à la rebellion d'un grand nombre de webcasters qui ont formé une coalition et alerté les représentants politiques, le CRB et SoundExchange ont accepté de renégocier les conditions et de ne pas faire appliquer les tarifs tant que les nouvelles négociations n'ont pas abouti. L'une des inquiétudes soulevées par la communauté des webcasters est le minimum de 500 $ par station et par an que doivent payer les services de radios sur Internet. La somme peut paraître faible, mais il y a par définition une station par programmation, et les services de radio personnalisées comme Pandora ou Last.fm ont en réalité une station par utilisateur. Très vite, les sommes demandées atteignent des sommets et tuent dans l'oeuf les radios interactives. En signe d'effort, SoundExchange a donc proposé que les minima de 500 $ par station soient plafonnés à un total de 50.000 $ par an. Mais pas sans contrepartie. L'accord n'est applicable que pour "les webcasters qui acceptent de fournir un reporting plus détaillé de la musique qu'ils jouent et qui travaillent pour empêcher les utilisateurs de se livrer au 'streamripping'", c'est-à-dire à l'enregistrement de leurs webradios. En clair, SoundExchange achète aux webradios les plus fragiles l'assurance de voir des DRM ajoutés sur les flux. Cette condition n'est pas sans rappeler l'accord imposé en France par la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes (SCPP), qui exige elle-aussi que des solutions techniques soient mises en place par les webradios pour gêner ou empêcher la copie des chansons diffusées. Tout est donc mis en oeuvre pour que la copie privée, qui a permis pendant des décennies l'enregistrement de la radio hertzienne sur cassettes audio, ne soit plus possible dans l'environnement numérique. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La RIAA échange tarifs réduits contre DRM sur les webradios»
'pleindeuss', le 01/01/1970 - 01:00 alors la question : pourquoi se faire encore chier a diffuser du répertoire de major ? pourquoi les webradios ne commencent t'elle pas a boycotter en masse les son of the bitch que sont les majors ? si les majors ne trouvent plus personne pour diffuser leur merde et ben les artistes se casseront et iront voir directement les diffuseurs en france y'a la AIMSA qui je trouve est une bonne initiative et jamendo est aussi un bon systeme, alors qu'attendent les webradios fr pour courtcircuiter tous les batards de la sacem et consort perso plus jamais je paierai pour une chanson (à moins d'avoir un tarif facon allomp3f ou via une licence globale qui légaliserait le téléchargement libre) et quand je peux financer qquechose c'est toujours via un concert. Peut-être bêtement parce que les "bouses commerciales" des majors représentent qu'une part assez faible de l'ensemble de leur catalogue? Que mine de rien, surtout avec les droits d'auteurs actuels, ils détiennent les droits sur en gros 95 à 98% de ce qui a été produit/réalisé ces 70 dernières années(voir plus), et qu'il y a un paquet de trucs interessants dedans? Se couper/priver de ça revient à se priver de presque toute la musique depuis le début du 19e siècle(voir plus ancien, parce que les droits sont sur certains enregistrements/interprétations et non pas sur l'oeuvre au départ), et pour la plupart des gens ce n'est pas acceptable. Tu accepterais toi de ne plus écouter un quelconque artiste/titre dont les droits sont détenus, directement ou indirectement par une major? Tu réalises que en gros ça supprime presque toute la musique... Moi perso je n'y suis pas prêt, même si j'ai beaucoup baissé ma consommation de cds en magasin, que je passe plus souvent par les distros/labels directement et l'Okaz, mais ça n'empeche qu'au final, même en tapant pas mal dans de la musique underground, la moitié de ce que j'achète au bas mot rapporte, d'une manière ou d'une autre, aux majors, que ce soit parce qu'ils ont des parts dans le label, en sont partenaires ou distributeurs.... En s 'en prenant au web radios ces autorités (CRB, RIAA...)menacent la diversité musicale !
Les radios du net diffusent de la musique dite de "niche", jamais jouées ailleurs et font souvent office de défricheuses. Elless révèlent des groupes, comme les Californiens Silversun Pickups, lancés il y a 2 ans par Bagel Radio et KEXP et aujourd'huit tête d' affiche des festivals américains. Auditeurs, radios et donc artistes indépendants, seront pénalisés.
J' ai posté un article écri par une journaliste des Inrockuptibles Ici. |
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en france y'a la AIMSA qui je trouve est une bonne initiative et jamendo est aussi un bon systeme, alors qu'attendent les webradios fr pour courtcircuiter tous les batards de la sacem et consort
perso plus jamais je paierai pour une chanson (à moins d'avoir un tarif facon allomp3f ou via une licence globale qui légaliserait le téléchargement libre) et quand je peux financer qquechose c'est toujours via un concert.