Le constructeur automobile Ford souhaite simplifier l'accès à ses brevets. Comme Tesla Motors, le groupe ne compte pas renoncer à sa propriété industrielle mais estime que son savoir pourrait servir au reste de l'industrie et, par conséquent, aux usagers. Mais contrairement à Tesla, ça ne sera pas tout à fait gratuit.

La décision prise l'année dernière par Tesla Motors inspire visiblement la concurrence. Alors que le constructeur automobile spécialisé dans les voitures électriques a choisi de renoncer à exercer ses droits de propriété sur son portefeuille de brevets, voilà qu'un concurrent – et non l'un des moindres – est en train d'emprunter un chemin relativement identique : il s'agit de Ford.

Dans un communiqué, l'industriel justifie cette ouverture par la nécessité d'encourager l'émergence d'une alternative aux voitures actuelles. En partageant notre savoir-faire avec les autres entreprises, Ford estime que cela sera en définitive profitable à tout le monde, aux clients comme à l'industrie. C'est peu ou prou les mêmes arguments qui avaient été avancés par Tesla Motors il y a un an.

"Tesla Motors a été créé pour accélérer l'avènement d'un transport durable. Si nous dégageons le chemin vers la création d'une voiture électrique attirante, mais que nous posons des mines de propriété intellectuelle derrière nous pour dissuader les autres, nous agissons de façon contraire à cet objectif", expliquait Elon Musk, le fondateur de la société.

IL FAUDRA QUAND MÊME PAYER

Tout comme Tesla, Ford ne renonce pas pour autant à sa propriété industrielle. Mais contrairement à son concurrent, la démarche de Ford n'est pas gratuite : l'accès à ses brevets se fera via une plateforme de licence qui nécessitera de verser une redevance (qui sera vraisemblablement fixée à un prix raisonnable, sinon à quoi bon se lancer dans une telle démarche ?).

À l'heure actuelle, le portefeuille de brevets de Ford dans le domaine des voitures électriques comporte 650 brevets. En outre, le constructeur automobile a déposé pas moins d'un millier de demandes d'enregistrement pour ce secteur, dont 400 rien que l'an dernier (soit 20 % de l'ensemble des demandes de brevet que le groupe a soumis en 2014).

( photo : CC BY-SA Mariordo )

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